C’est un métier déconsidéré, méconnu aussi, parfois dangereux - l’une d’elle a été tuée en mai dernier dans le cadre de ses fonctions- celui des assistantes sociales. A Trappes, rencontre avec plusieurs d'entre elles, au quotidien marqué par la crise

L'espace territorial d'action sociale des Yvelines est resté ouvert malgré les trois confinements. Il est connu ici, alors certains viennent pour poser des questions quand ils sont perdus, même si cela n’a rien à voir avec les missions des assistantes sociales du département.  

Elles sont notamment là pour suivre les bénéficiaires du RSA et ils sont de plus en plus nombreux avec la crise. À Trappes, les habitants sont souvent peu ou pas qualifiés, ils s’en sortaient jusqu’à présent mais la crise sanitaire a mis fin à bon nombre de contrats en intérim.  

Il y a l’emploi, les différentes aides mais la plupart des familles cherchent aussi un logement, parce qu’elles n’en ont pas ou demandent un appartement plus grand.  

Les assistantes sociales de Trappes font alors le lien avec leurs collègues, des bailleurs sociaux. Parfois, l’impatience gagne. Et les assistantes sociales sont alors en première ligne de la colère des habitants.  

Aujourd'hui, la cheffe de service, Sonia Barteggi, reçoit une dame qui souhaite changer d'assistante sociale... 

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