Une semaine en compagnie de Jean-Pierre Guéret, conservateur de la Réserve Naturelle de la Baie de l'Aiguillon en Charente Maritime. Episode 3 : La préservation des prés salés.

Vue aérienne de la vasière
Vue aérienne de la vasière © Philippe Guarguil

Une semaine avec Jean-Pierre Guéret, conservateur de la Réserve Nationale de la Baie de l’Aiguillon en Charente-Maritime. Ses missions sont multiples : surveillance, contrôle et actions d’amélioration de la qualité de l’eau, un enjeu majeur car 2% seulement des cours d’eau du marais poitevin sont considérés comme en « bon état écologique », or la pureté des eaux, la qualité écologique de la réserve a des conséquences bien au-delà de la réserve. 

La baie de l'Aiguilllon, c'est 5000 hectares dont 1100  de prés salés et une majorité de vasières. La réserve est gérée à la fois par l’office français de la biodiversité et la LPO, la ligue de protection des oiseaux. 

Habitat emblématique de cette réserve, les prés salés jouent un rôle écologique majeur pour les oiseaux comme pour les poissons pélagiques. Ils accueillent les bébés poissons qui viennent grandir dans des espaces abrités et permettent aux oiseaux de passage de se nourrir. Ces espaces qui, à marée haute, sont baignés d'eau de mer, sont des surfaces à préserver : dans le département voisin, en Vendée, seules 2% des masses d’eau sont en bon état écologique.

En Charente-Maritime, les prés salés s’étalent sur 1100 hectares et représentent 10% des prés salés français.  Jean-Pierre Guéret y développe des programmes de restauration.

Les barges trouvent de quoi se nourrir dans les prés salés de la baie de l'Aiguillon
Les barges trouvent de quoi se nourrir dans les prés salés de la baie de l'Aiguillon / Didier Cantin
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