Pour le dramaturge Olivier Py, Hamlet méritait bien un feuilleton, tant elle a suscité de commentaires et inspiré les philosophes. Il s'y attaque pendant tout le festival d'Avignon, avec "Hamlet à l'impératif", et une troupe qui mêle comédiens chevronnés et amateurs.

Dans les coulisses d'une répétition d'"Hamlet à l'impératif" d'Olivier Py, au festival d'Avignon
Dans les coulisses d'une répétition d'"Hamlet à l'impératif" d'Olivier Py, au festival d'Avignon © Radio France / Stéphane Capron

Dans les coulisses de ce spectacle qui tente d'expliquer le contenu philosophique de "Hamlet" de Shakespeare, on trouve aussi bien des amateurs que des grands comédiens et comédiennes. Stéphane Capron a rencontré ainsi Céline Chéenne, collaboratrice récurrente d'Olivier Py pour ses spectacles, notamment à Avignon, où elle avait incarné la servante dans "Le soulier de satin". 

Elle raconte l'émotion de revenir sur les planches et de les partager avec des gens de la jeune génération. Pour elle, la transmission est cependant inversée : "étrangement, c'est comme si elle [la jeune génération] avait avec elle beaucoup plus de poids que nous. […] Je les regarde et j'apprends beaucoup en les voyant faire". 

Si la temporalité au théâtre est différente de celle de la vie quotidienne, pour Céline Chéenne, il y a tout de même une forme de continuité qui se fait entre temps du spectacle et de l'existence. Elle relate ses souvenirs des anciens spectacles d'Olivier Py, où les gens venaient "dans des sacs de couchage, ils s'endormaient, ils se réveillaient, ils revenaient, ils allaient boire un café". C'est finalement un théâtre de l'intimité et du partage qu'elle aime retrouver à Avignon. 

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