« Coso », c’est le nouveau contraceptif masculin sous forme de petit bol. Une nouvelle révolution ?

C’est une sorte de petit bol, assez joli, qui porte un petit nom mignon, « Coso », et qui, à lui seul, pourrait créer une mini révolution, puisqu’en fait un contraceptif masculin. Mis au point par Rebecca Weiss, designeuse allemande, il vient de recevoir un prix au Dyson Awards, cérémonie qui récompense les inventions destinées à améliorer notre quotidien. Celui de Rebecca Weiss s’annonçait un peu compliqué quand sa gynécologue lui annonce que, à cause de problème de santé, elle ne pourra plus jamais prendre la pilule. La jeune femme se met alors à chercher ce qui pourrait exister comme équivalent pour son partenaire et là… rien, ou si peu. Par manque d’information, manque de technologies à disposition, lacune ou flemme de la recherche, et peut-être aussi un peu à cause de cette peur diffuse, mais profonde, chez nos camarades de jeu, peur de voir leurs parties intimes désintégrées et totalement inutiles à la postérité, les hommes sous contraceptifs sont encore très peu nombreux. D’autant plus que l’une des rares possibilités existantes, la vasectomie, rebute, pour son caractère quasi irréversible. Mais là non, pas avec Coso. Coso, c’est 15 jours pendant lesquels tout risque de grossesse est écarté. Comment ? En trempant ses testicules dans un bain d’eau tiède, contenue dans ce bol donc, qui se met alors à diffuser des ultrasons, ultrasons qui, eux, s’attaquent aux spermatozoïdes, les neutralisant, mais, non, promis, ça leur fait pas mal. Et ça marche, si on s’en tient aux tests effectués jusqu’ici sur d’autres espèces animales que la nôtre. Sur l’homme, le COSO n’a pas encore été évalué. Faute de volontaires, peut-être ?

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