Laura Alcoba a vécu en Argentine jusqu’à l’âge de 10 ans en 1978.

En 2007, elle a publié un premier roman, Manèges, petite histoire argentine (éditions Gallimard) où elle évoquait un épisode de son enfance sous la dictature. Elle vit désormais à Paris, où elle enseigne la littérature hispanique à l'Université de Nanterre. Si le français n'est pas sa langue maternelle, c'est pourtant dans cette langue qu'elle écrit ses romans.

Les passagers de l'Anna C
Les passagers de l'Anna C © Radio France / Laura Alcoba

Manèges : La Plata, Argentine, 1975, peu avant le coup d’Etat militaire et le début de la « sale guerre » menée par la junte contre les opposants. La narratrice a huit ans. Ses parents appartiennent au mouvement péroniste des Montoneros, principale cible de la répression. Ils passent leur temps à se cacher, à déjouer les filatures et les délations. Dépositaire de secrets qui la dépassent mais dont elle imagine la gravité, cette petite fille ne doit se confier à personne, n’a pas d’amis, change de maison et de nom. Quand son père est arrêté, elle s’installe avec sa mère dans la banlieue de La Plata, dans une maison occupée par deux responsables Montoneros, Diana et Cacho. Le coup d’Etat prévisible arrive, et la répression est décuplée. La maison est un lieu stratégique pour les Montoneros : on y a caché la principale imprimerie du mouvement, derrière les clapiers d’un élevage de lapins.

Son dernier roman, Les passagers de l’Anna C. est paru aux éditions Gallimard, L’Anna C. le nom du paquebot transportant les jeunes révolutionnaires qui quittent l’Argentine au début des années 1960.

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