Very Good Trip revient sur le parcours de Bob Dylan, icône du folk et du rock, dont certaines chansons sont d'ores et déjà entrées dans la légende. Nous allons partir là où va nous mener la voix d’un mystérieux explorateur qui n’a jamais très bien su où il allait. Et c’est pour ça qu’on l’a suivi.

Bob Dylan en concert au Newport Folk Festival, Rhode Island, 1964.
Bob Dylan en concert au Newport Folk Festival, Rhode Island, 1964. © Getty / Gai Terrell/Redferns

Une chanson qui a tout changé, « Mr. Tambourine Man ». Une des plus connues de Bob Dylan, elle a marqué la première de ses métamorphoses, il y en aurait d’autres, qui allaient dérouter ses admirateurs. 

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Au début de l’année 1965, Dylan est encore très jeune, il n’a pas encore vingt-quatre ans. Il s’est imposé à New York comme le roi de la chanson protestataire, politiquement engagée. 

Comme ses confrères Phil Ochs ou Tom Paxton, il s’empare de faits divers réels, les raconte à sa façon, en couplets et refrains, en rimes, pour dénoncer l’intolérable. Il a notamment raconté comment le riche propriétaire blanc d’une exploitation de tabac avait cravaché dans son club de Baltimore une serveuse noire, Hattie Caroll, parce qu’elle ne lui avait pas servi assez vite son whisky. Il l’avait étendue par terre et la malheureuse, sous le choc, était tombée dans le coma et avait perdu la vie. 

Des chansons comme « The Lonesome Death of Hattie Carroll »  avaient fait de Bob Dylan un jeune poète porte-parole du mouvement antiségrégationniste. En cette lointaine époque, il faut le rappeler, les Noirs n’ont pas le droit, dans certains États, de s’asseoir à certaines places dans l’autobus et sont obligés de se rendre dans des toilettes séparées. Certaines universités refusent d’accueillir des étudiants noirs et il faudra un puissant mouvement de protestation dans la société pour que cette situation cesse, non sans violence et affrontements. 

Les blessures nées de la guerre de Sécession sont alors loin d’être refermées. En juillet 1963, au festival de Newport, dans le petit État de Rhode Island, au sud de Boston, Dylan a chanté aux côtés de Joan Baez et s’est fait, presque littéralement, porter en triomphe. Le mois suivant, il participe à la célèbre Marche sur Washington, dite pour l’emploi et de la liberté.

Bob Dylan : 

  • « Mr. Tambourine Man » extrait de l’album « Bringing It All Back Home » 
  • « Subterranean Homesick Blues » extrait de l’album « Bringing It All Back Home » 
  • « On the Road Again - Take 7 Remake, Complete  » extrait de l’album « The Cutting Edge 1965-1966 : The Bootleg Series, Vol. 12 (Deluxe Edition) » 
  • « Sitting on a Barbed Wire Fence - Studio Outtake - 1965 » extrait de l’album « The Bootleg Series Volumes 1-3 (Rare and Unreleased) 1961-1991 » 
  • « She Belongs to Me - Take 1, Remake, Complete » extrait de l’album « The Cutting Edge 1965-1966 : The Bootleg Series, Vol. 12 (Deluxe Edition) » 
  • « Love Minus Zero/ No Limit - Take 1, Remake, Complete » extrait de l’album « The Cutting Edge 1965-1966 : The Bootleg Series, Vol. 12 (Deluxe Edition) » 
  • « Maggie’s Farm - Live at Newport Folk Festival, Newport, RI - July 1965 » extrait de l’album « No Direction Home : the Soundtrack, a Martin Scorsese Picture - The Bootleg Series Vol. 7 » 
  • « Gates of Eden » extrait de l’album « Bringing It All Back Home » 
  • « It’s Alright, Ma (I’m Only Bleeding) » extrait de l’album « Bringing It All Back Home » 
  • « It’s All Over Now, Baby Blue - Live at Free Trade Hall, Manchester, May 17, 1966 » extrait de l’album « The Bootleg Series Vol. 4 : Bob Dylan Live 1966 - The “ Royal Albert Hall ” Concert »  
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