Ce soir, c’est particulier. Le premier soir de la nouvelle année, on se sent un peu… brumeux. Alors ça a donné envie à Michde commencer en faisant entrer chez vous, tout doucement, un peu d’air marin.

Alan Stivell,  auteur-compositeur-interprète et musicien,
Alan Stivell, auteur-compositeur-interprète et musicien, © Getty / Becker & Bredel / image ullstein

Historiquement, Alan Stivell est le premier à avoir établi en France un pont et le renouveau du folk américain, c’était vers le milieu des années soixante. 

Celui s’appelait encore Alain ou Alan Cochevelou fréquentait alors, il avait tout juste vingt ans, le Centre américain de Paris, à Montparnasse, où un musicien français, Lionel Rocheman, qui avait été un des plus jeunes résistants de France, organisait ce qu’on appelait des Hootenannies. 

Débarquaient là qui voulait, sans préalable. Des musiciens professionnels et amateurs. Il y avait le guitariste virtuose parisien Marcel Dadi, qui a réintroduit une vieille méthode, la tablature, pour appendre à jouer des chansons en picking, les plus anciens lecteurs de Rock et Folk s’en souviennent. L’harmoniciste Jean-Jacques Milteau, le poète et chanteur wallon Julos Beaucarne, et aussi les guitariste et banjoïste américains Steve Waring et Roger Mason qui, en duo, ont fait les beaux jours, enfin les beaux soirs, des Maisons des jeunes et de la culture en France. 

« Le Blues de la poisse », c’était très populaire au début des années soixante-dix. Une époque complètement engloutie, à l’heure où je vous parle. En tout cas, c’est, lors de ces Hootenannies, que celui qui allait bientôt se faire appeler Alan Stivell a eu une révélation. Son père, un luthier amateur, l’avait initié à la harpe celtique, un instrument oublié en Bretagne. Alan, un garçon de son temps, ces années soixante si libres, inventives et foisonnantes, s’est élancé pour créer une fusion unique de musiques celtiques, au pluriel, folk américain, rock, et musiques du monde, parce qu’il y a un moment où tous les folklores de l’humanité finissent par se rejoindre. 

Parmi les accompagnateurs de Stivell, il y avait un chanteur, guitariste et mandoliniste parisien du nom de Gabriel Yacoub, le fils d’un ouvrier imprimeur d’origine libanaise. Avec à ses côtés sa femme d’alors, Marie Sauvet, multi-instrumentiste, il a fondé au milieu des années soixante-dix le groupe Malicorne. 

Malicorne est un groupe qui a connu un immense succès au début des années 70 et au-delà, pas seulement en France mais dans toute l’Europe. Malicorne avait réinventé le répertoire français traditionnel en le mariant au rock avec la même liberté, la même fougue et la même invention que les groupes anglais Fairport Convention ou Steeleye Span. Fairport Convention qu’on entendra d’ailleurs tout à l’heure dans une chanson chantée en français, comme d’ailleurs toutes celles du Very Good Trip de ce soir sur France Inter.

  • Alan Stivell : « De’ Ha’ Bla’ » extrait de l’album «  Brian Boru » 
  • Malicorne : « Marions les roses (chant de quête) » extrait de l’album « Le Mariage anglais » 
  • Catherine Ribeiro - Alpes : « Jusqu’à ce que la force de t’aimer me manque » extrait de l’album « Paix » 
  • Nana Mouskouri : « Adieu Angelina » extrait de la compilation « Super Best » (Remastered) 
  • Fairport Convention : « Si tu dois partir » extrait de l’album « Unhalfbricking » 
  • Hugues Aufray : « La Fille du Nord » extrait de l’album « Aufray Trans Dylan » 
  • La Féline : « Le roi a fait battre tambour » EP « Echo » 
  • Stranded Horse : « Monde » extrait de l’album « Luxe » 
  • Hello Kurt : « L’ADN des derniers » extrait de la compilation Artistes divers « Super terroirs et ruines nouvelles » 
  • Fishbach : « À ta merci » extrait de l’album « À ta merci » 
  • Léonie Pernet : « India Song » extrait de l’album « Crave » 
  • Karkwa : « Marie tu pleures » extrait de l’album « Les Chemins de verre » 
  • Silvain Vanot : « Chanson heureuse » extrait de l’album « Ithaque » 
  • Gisèle Pape : « Moissonner » extrait de l’album Artistes divers « Dodo - La Souterraine » 
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