Les Chemical Brothers, Michka Assayas vous en a abondamment parlé dans le Very Good Trip lundi soir. Ce duo de DJ anglais est de retour en ce printemps dans un nouvel album aux sons et styles très variés, c’est une habitude chez eux, et qui s’appelle "No Geography".

Portrait de d'Ed Simons et de Tom Rowlands du duo de musique électronique The Chemical Brothers, en 1997.
Portrait de d'Ed Simons et de Tom Rowlands du duo de musique électronique The Chemical Brothers, en 1997. © Getty / Dave Tonge

Alors je dois vous faire un aveu. Avant de préparer ces émissions autour des Chemical Brothers, auxquelles j’avais d’abord pensé avec une certaine allégresse, j’ai senti souffler un vent de panique. Enfin, bon, j’exagère un peu. Disons que j’avais peur de ne pas trouver des titres assez variés, que ce soit un peu répétitif et que ça fatigue ou ennuie ceux, celles parmi vous qui écoutez France Inter, et vous êtes très nombreux, on vous l’a sûrement dit, ça, ces derniers jours. C’est vrai, vous n’êtes pas forcément tous, il s’en faut, des inconditionnels de ce genre de musique. Eh bien pas du tout. En passant en revue la discographie des Chemical Brothers, j’ai découvert un éventail de sons, de sources, de rythmes et de mélodies d’une variété à laquelle je ne m’attendais pas. Et de voix aussi, c’est là que je voulais en venir. 

Ce qui distingue les Chemical Brothers d’autres phares de la techno-pop de la période, fin des années quatre-vingt dix, je pense à Orbital ou Underworld, c’est leur recours à des chanteurs et chanteuses venus d’horizons très variés. Ce qui est logique, vu l’éventail très large de musiques que Simons et Rowlands mixaient lors de leurs soirées pour faire danser leurs gens. Alors, clairement, ils avaient été marqués par le rock britannique indépendant de leur jeunesse : New Order, pionnier d’une fusion rock, house et électro, les Smiths, plus puristes et très nourris de rock psychédélique, tout comme le groupe venu de Glasgow, The Jesus and Mary Chain. The Jesus and Mary Chain, au sein duquel avait débuté Bobby Gillespie, fondateur de Primal Scream, et qui fréquentait les soirées où mixaient les Chemical Brothers. 

Alors il a été très naturel à Simons et Rowlands de proposer aux chanteurs des groupes qu’ils admiraient, des chanteuses aussi, on l’entendra, de participer à leurs enregistrements. Ils ont ainsi demandé à Tim Burgess, le chanteur d’un groupe de rock de Manchester qui s’était formé dans le sillage des rave parties, les Charlatans, de collaborer à la composition de cette chanson, « Life Is Sweet », et évidemment de l’interpréter. Une chanson extraite du premier album des Chemical Brothers, Exit Planet Dust, sorti en 1995 et dont Daft Punk a réalisé par la suite un remix. 

The Chemical Brothers : 

  • « Setting Sun » extrait de l’album « Dig Your Own Hole » 
  • « Life Is Sweet » extrait de l’album « Exit Planet Dust » 
  • « Galvanize - Edit » extrait de la compilation « Brotherhood » 
  • « Do It Again - Edit » extrait de la compilation « Brotherhood » 
  • « Out of Control - 2003 Digital Remaster » extrait de la compilation « Brotherhood » 
  • « The Golden Path » extrait de la compilation « Brotherhood » 
  • « Wide Open » extrait de l’album « Born in the Echoes » 
  • « Asleep from Day » extrait de l’album « Surrender »  
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