C'est le jour, celui du concert rêvé. Installez-vous à votre convenance, c'est Michka Assayas qui mène la danse !

The Chemical Brothers, Tom Rowlands et Ed Simons, pendant le festival Parklife, le 11 juin 2016 à Manchester, Angleterre.
The Chemical Brothers, Tom Rowlands et Ed Simons, pendant le festival Parklife, le 11 juin 2016 à Manchester, Angleterre. © Getty / Visionhaus / Corbis

Nous voilà transportés au milieu des années quatre-vingt-dix dans un entrepôt humide perdu au fond d’une banlieue lointaine. Au temps où les GPS n’existaient pas. Muni d’indications gribouillées sur un papier que vous et vos potes avez essayé de de lire dans la pauvre lumière de la petite voiture dans laquelle vous vous êtes massés, vous avez tourné en rond pendant une heure, sans trouver. Enfin vous avez distingué une enseigne pour une marque de papier peint qui n’existe plus. Et là, ça y est, vous captez ces infra-basses qui grouillent dans votre ventre. 

Une pulsation vous happe vers une espèce de grotte projetant dans une zone industrielle désolée des couleurs rougeâtres où, comme par magie, vous allez vous dissoudre. Tous vos problèmes, vos angoisses, tout ça va fondre dans une espèce de grand bain euphorique. Et il y a de grandes chances pour que vibre le son que vous venez d’entendre, « Block Rockin’ Beats » des Chemical Brothers, un des titres les plus populaires de cette année 1997, où les raves parties battent encore leur plein. 

Alors, si vous écoutez Very Good Trip, sur France Inter, bien sûr, depuis le début de cette semaine, je n’en doute évidemment pas un instant, vous savez que la programmation m’a été en grande partie inspirée par le parcours de ce duo d’électro anglais qui a parcouru un long chemin depuis ses débuts dans le sous-sol d’un immeuble décrépit dans une banlieue de Manchester. Manchester où ces deux garçons, Ed Simons et Tom Rowlands, s’étaient inscrits à la fin des années quatre-vingt à l’Université, prétendant étudier l’histoire, tout ça pour en fait se rapprocher d’une discothèque qui les avait fait rêver dans leur adolescence, la Hacienda, berceau d’une fusion entre la house, la disco, le funk, le hip-hop, la techno et une certaine transe psychédélique qu’affectionnaient les musiciens de rock indépendant. Tout ce beau monde communiait autour de ces musiques entremêlées en une ineffable jungle sonore. Autour de certaines substances aussi.

The Chemical Brothers :

  • « Block Rockin’ Beats » extrait de l’album « Dig Your Own Hole » 
  • « Believe » extrait de la compilation « Brotherhood » 
  • « Hey Boy Hey Girl » extrait de la compilation « Brotherhood » 
  • « C-h-e-m-i-c-a-l - Edit » single 

John Lydon : « Open Up (The Chemical Brothers Mix) » extrait de l’album « Psycho’s Path » 

The Chemical Brothers :

  • « Leave Home - 2003 Digital Remaster » extrait de la compilation « Brotherhood » 
  • « Go » extrait de l’album « Born in the Echoes » 
  • « Free Yourself » extrait de l’album « No Geography » 
  • « Horse Power » extrait de l’album « Further » 
  • « Born in the Echoes » extrait de l’album « Born in the Echoes » 
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