Ce soir, avant toute chose, Michka Assayas dit au revoir à un ami ...

Tom Petty and the Heartbreakers en concert   le 25 avril 2017 à Nashville, dans le Tennessee.
Tom Petty and the Heartbreakers en concert le 25 avril 2017 à Nashville, dans le Tennessee. © AFP / RICK DIAMOND/GETTY IMAGES NORTH AMERICA

"(...)Aujourd’hui, c’est un aspect qu’on a oublié mais Tom Petty est l’un de ceux qui ont préparé le terrain à la révolution punk, au point d’ailleurs qu’on l’a assimilé à ses débuts à ce qu’on a appelé, dans les années 1977-1978, la new wave, bien avant que la France s’empare de cette notion pour désigner un courant différent, que dans les pays anglophones on a plutôt désigné comme postpunk. Cette new wave originelle désignait un retour aux sources du rock’n’roll, à la simplicité jaillissante de cette musique, qui s’était alors un peu perdue, enfin c’est comme ça qu’on voyait les choses en ce temps-là, dans les complications de la musique cosmique de Pink Floyd ou les ambitions de Led Zeppelin. Tom Petty aimait les petites comptines enfantines de Buddy Holly, les guitares carillonnantes qu’on entendait dans les premières chansons des Byrds, son grand modèle. D’ailleurs, comme le légendaire chanteur et compositeur Gram Parsons, passé par les Byrds, grand ami de Keith Richards, il avait fait le voyage de sa Floride natale vers la Californie, où il s’était révélé. Il y avait chez Tom Petty une absence totale de prétention qui, peut-être, l’a desservi auprès des amateurs de rock tourmenté, qui aiment les figures ténébreuses et pas toujours aimables. Tom Petty souriait, on peut même dire qu’il rayonnait, il apportait à ceux qui l’écoutaient cette joie traditionnelle, simple et digne, qui était celle de John Fogerty avec Creedence Clearwater Revival, un groupe auquel Tom Petty et ses remarquables Heartbreakers ont été à juste titre comparés. On reviendra à coup sûr à Tom Petty la semaine prochaine, je vous en fais la promesse, il faudra lui dire au revoir dignement. On retrouve tout de suite notre héros de la semaine, Robert Plant, qui m’a inspiré pour ce soir un programme éclectique, dont le trait commun est peut-être une transe aussi douce que rythmée qui vous fera voyager dans des contrées aux couleurs changeantes.(...)"

  • Tom Petty and the Heartbreakers : « Learning to Fly » extrait de l’album « Into the Great Wide Open »
  • Robert Plant : « Bones of Saints » extrait de l’album « Carry Fire »
  • This Is the Kit : « Moonshine Freeze » extrait de l’album « Moonshine Freeze »
  • Iron and Wine : « About a Bruise » extrait de l’album « Beast Epic »
  • Richard Thompson : « Jet Plane in a Rocking Chair » extrait de l’album « Acoustic Classics II »
  • Offa Rex : « The Gardener » extrait de l’album « The Queen of Hearts »
  • Rostam : « Wood » extrait de l’album « Half-Light »
  • Lo’Jo : « Stranjer Than Stranjer » extrait de l’album « Fonetiq Flowers »
  • Širom : « Maestro Kneading Screams of Joy » extrait de l’album « I Can Be a Clay Snapper »
  • Valparaiso : « Valparaiso » extrait de l’album « Broken Homeland »
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