Björk revient avec "Utopia", un nouvel album, le neuvième. Michka Assayas a eu envie de nous raconter l'histoire de la reine de la pop électronique expérimentale.

La chanteuse Björk sur scène lors de la série In Sight Out de Pitchfork le 28 novembre 2017 à New York.
La chanteuse Björk sur scène lors de la série In Sight Out de Pitchfork le 28 novembre 2017 à New York. © Getty / Santiago Felipe / Contributeur

"(...)L’ambiance dans laquelle Björk  a grandi est, il faut dire, particulière : presque aussitôt après lui avoir donné le jour, sa mère a tourné le dos à une vie rangée pour intégrer une communauté hippie à l’intérieur de laquelle la fille a poussé un peu comme une enfant sauvage. Le père, longtemps présenté comme incertain, et qui est en fait un électricien, responsable syndical, est complètement absent du paysage. Et c’est le beau-père musicien, qui l’initie à la musique. Pour autant, Björk n’est pas du tout attirée par le rock psychédélique qu’aiment ses parents et leurs amis. Comme elle le déclare alors dans une interview aux Inrockuptibles, il y a bien longtemps, je cite, « les guitares et la batterie m’ennuyaient. Je m’intéressais plutôt au jazz, au chant choral et au folk ». Ce qui est une bonne description de son socle musical. Pour autant, ses premières années de musicienne sont très différentes. Vers 1983, Björk a dix-sept ans. Elle est partie de chez elle depuis deux ans, et survit grâce à des petits boulots. Elle est passée par d’éphémères formations amateur. Elle rencontre cette année-là Einar Örn Benediktsson, qui joue aussi de la trompette, et, à l’occasion de ses études à Londres, s’est créé des accointances avec le milieu anarcho-punk anglais. Il faut garder présent à l’esprit que, dans ces années-là, un courant punk anarchiste communautaire parcourt les squats à travers l’Europe. Il accueille des expériences artistiques extrêmes, dont les auteurs sont totalement indifférents au succès grand public comme aux grands médias. C’est ainsi que Björk et Einar se retrouvent au sein d’un groupe, Kukl, ça veut dire sorcellerie, paraît-il, entre punk lugubre et free jazz, dont le style fait un peu penser à The Birthday Party, la première formation de Nick Cave. Peu de temps, le duo crée un groupe parallèle, les Sugarcubes, pour créer une musique plus légère. C’est ainsi que naît en 1986 la chanson qui, traduite et enregistrée en anglais l’année suivante sous le titre de « Birthday », fera découvrir à une petite communauté d’amateurs de rock marginal et indépendant, la voix de Björk.(...)"

Björk : « Arisen My Senses » extrait de l’album « Utopia » 

The Sugarcubes : « Birthday » extrait de l’album « The Great Crossover Potential » 

Björk : 

  • « Human Behaviour » extrait de l’album « Debut » 
  • « Army of Me » extrait de l’album album « Post » 
  • « Big Time Sensuality » extrait de l’album « Debut » 
  • « Hyper-Ballad - Brodsky Quartet Version » extrait de l’album « Telegram » 
  • « Joga » extrait de l’album « Homogenic » 
  • « Play Dead » extrait de l’album « Debut » 
  • « Mutual Core - These New Puritans Remix » 
  • « Unravel » extrait de l’album « Homogenic » 
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