Rocker un jour, Rocker toujours, telle est la devise de Michka Assayas ! Et la vôtre sans doute !

Le guitariste Yannis Philippakis de Foals en concert le 16 juillet 2017 à Londres.
Le guitariste Yannis Philippakis de Foals en concert le 16 juillet 2017 à Londres. © Getty / Burak Cingi / Redferns

Alors, Foals, c’est un peu le succès à contre-courant des années 2010. 

Partout, vous entendez dire que le rock est une musique de vieux, même si elle est fréquemment jouée par des jeunes. Qu’on en a fait le tour, que tout a été dit puisque, dans le rock, aujourd’hui, tout ne serait que copie et recyclage. Et que, forcément, seuls la musique électronique, le R & B et le rap apportent le renouveau. Eh bien, il y a quelqu’un qui n’est pas tout à fait d’accord avec, c’est le chanteur de Foals, Yannis Philippakis. 

Comme il l’a dit au quotidien britannique The Guardian il y a quelques années, oui, il y a de groupes de rock qui semblent fossilisés et pétrifiés. Mais tout n’est pas non plus extraordinaire dans la musique électronique. Une grande partie, pour lui, est bonne pour la déchetterie et c’est difficile de lui donner tort sur ce point. 

Philippakis et ses copains ont commencé il y a dix ans à monter un groupe de rock pour faire danser leurs copains pendant des fêtes. Ils faisaient tous leurs études à Oxford, de lettres pour Philippakis, le fils d’un architecte grec et d’une universitaire sud-africaine venue d’Ukraine. Ils ont assez vite lâché leurs études pour se consacrer exclusivement à la musique, comme l’avaient d’ailleurs fait leurs aînés du groupe Radiohead une vingtaine d’années auparavant. Philippakis et ses amis ont longtemps vécu ensemble, en communauté. La musique qu’ils ont réalisée ensemble avait un dynamisme spontané, un côté nerveux et dansant. Leurs premières chansons se caractérisaient par une sorte de funk anguleux, un peu raide, comme la rencontre de Phoenix avec les Talking Heads. 

Mais, dès le départ, ce qui a fait la différence, c’est la personnalité chaleureuse, explosive, violente parfois, de Philippakis. Sur scène, il se transforme en une sorte de tornade à lui tout seul : il grimpe sur les enceintes, se jette dans la foule, bon, ça beaucoup le font, mais lui va plus loin, parfois, il escalade des tours, monte sur des balcons dans certaines salles, au point de provoquer, c’est arrivé, des bagarres avec des membres chargés de la sécurité. Il y a une fougue et même une folie chez ce Philippakis qui paye de sa personne sur scène, comme l’ont fait les plus possédés des chanteurs de soul, de rock, de James Brown à Bono, en passant par Iggy Pop. 

Alors, vous qui êtes auditeurs de France Inter, vous aurez le privilège d’entendre lundi prochain, le 11 mars, un concert en direct de Foals, ce sera à vingt heures, présenté par Rebecca Manzoni. En prélude à la tournée mondiale du groupe, qui démarrera à Mexico quelques jours plus tard. Si vous figurez parmi les privilégiés qui ont cliqué plus vite que leur ombre pour avoir des places gratuites sur le site de France Inter, vous aurez peut-être le privilège d’avoir un barbu tout en sueur qui montera sur vos épaules, sinon il faudra attendre le 13 mai au Bataclan. Foals jouera également le 23 août au festival Check In Party à Guéret dans la Creuse et le dimanche 25 au festival parisien Rock en Seine.

  • Foals : « On the Luna » single 
  • Nilüfer Yanya : « In Your Head » single 
  • Goat Girl : « The Man » extrait de l’album « Goat Girl » 
  • Du Blonde : « Buddy » extrait de l’album « Lung Bread for Daddy » 
  • Piroshka : « Run for Your Life » extrait de l’album « Brickbat » 
  • Fat White Family : « Feet - Edit » 
  • Sleaford Mods : « When You Come Up to Me » extrait de l’album « Eton Alive » 
  • Karen O, Danger Mouse : « Woman » single 2’55’’
  • Mourn : « Thank You for Coming Over » extrait de l’album « Sorpresa Familia » 
  • Black Country, New Road : « Athen’s, France » single 
  • Finn Andrews : « One by the Venom » single 
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