Ce soir, toujours notre héros de la semaine, mais dans un cadre plus intime et une lumière tamisée. Et même avec un nœud papillon !

Robert Plant et Alison Krauss au Bonnaroo Music and Arts Festival à Manchester.
Robert Plant et Alison Krauss au Bonnaroo Music and Arts Festival à Manchester. © Getty / Tim Mosenfelder / Contributeur

"(...)La chanson qu’on a entendue, « Young Boy Blues », a été écrite par Phil Spector et Doc Pomus, deux des plus grands artisans de cette variété rock’n’roll new-yorkaise qui allait constituer, entre autres, le premier répertoire des Beatles et de tant d’autres. Celui qui l’a chantée en premier, en 1961, était le chanteur de Harlem Ben E. King, vous savez, l’interprète inoubliable de « Stand by Me ». On pouvait aussi entendre dans cet enregistrement Robert Plant et ses camarades reprendre « I Got a Woman » de Ray Charles et aussi « Sea of Love », un succès sans suite du Louisianais Phil Phillips en 1959. Des chansons qu’un très jeune Robert Plant, dans sa banlieue de Birmingham, le centre alors industriel de l’Angleterre, aimait entendre et déjà chanter, puisqu’il a commencé sa carrière de chanteur semi-professionnel à l’âge précoce de seize ans, en 1965. Il chantait des romances, des ballades, des slows, comme on dit en franglais, d’ailleurs un de ses premiers enregistrements, « Our Song », au sein d’un obscur groupe qui s’appelait Listen, c’est l’adaptation d’une chanson italienne. On peut l’entendre dans la remarquable compilation qu’il a publiée en 2003, Sixty Six to Timbuktu. Ça, c’était avant qu’il voie la lumière en découvrant le rock psychédélique californien qui a tant influencé la musique de Led Zeppelin. Pour autant, Robert Plant a toujours gardé une tendresse pour ces chansons désuètes, sentimentales, oui, mais jamais mièvres, leurs paroles étaient souvent dures et réalistes. Un exemple, cette reprise d’une chanson tardive des Everly Brothers, 1964, « Gone, Gone, Gone », qu’il a enregistrée avec la chanteuse américaine traditionnaliste Alison Krauss dans un magnifique album paru il y a dix ans, en 2007, qui s’appelle Raising Sand. Les Everly Brothers étaient ces deux frères chantants venus des montagne des Appalaches et dont le style vocal avaient profondément influencé les Beatles et Simon et Garfunkel.(...)"

The Honeydrippers : « Young Boy Blues » extrait de l’album « The Honeydrippers, Volume One »

Robert Plant, Alison Krauss : « Gone, Gone, Gone (Done Moved On) » extrait de l’album « Raising Sand »

Robert Plant :

  • « If It’s Really Got to Be This Way » extrait de l’album Artistes divers « Adios Amigo : A Tribute to Arthur Alexander »
  • « Naked If I Want to » extrait de la compilation « Sixty Six to Timbuktu »
  • « Liars Dance » extrait de l’album « Manic Nirvana »
  • « Cindy, I’ll Marry You Someday » extrait de l’album « Band of Joy »

Robert Plant and Rainer : « 21 Years » extrait de l’album Artistes divers « The Inner Flame - A Rainer Ptacek Tribute »

Robert Plant :

  • « Rainbow » extrait de l’album « lullaby and… The Ceaseless Roar »
  • « Song to the Siren » extrait de l’album « Dreamland »

Robert Plant, Alison Krauss : « Sister Rosetta Goes Before Us » extrait de l’album « Raising Sand »

Robert Plant :

  • « Satan Your Kingdom Must Come Down » extrait de l’album « Band of Joy »
  • « Little Hands » extrait de la compilation « Sixty Six to Timbuktu »

Robert Plant, Alison Krauss : « Stick with Me Baby » extrait de l’album « Rausing Sand »

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