Le soleil chaud, le vent, la poussière et les routes sans fin, le décor est planté ce soir. Michka Assayas rajoute aussi mariachis, une musique planante, et Calexico, un groupe de rock indépendant américain. A ne pas rater ce soir !

Martin Wenk, John Convertino et Joey Burns de Calexico se produisent sur scène au Citadel Festival à Victoria Park le 17 juillet 2016 à Londres
Martin Wenk, John Convertino et Joey Burns de Calexico se produisent sur scène au Citadel Festival à Victoria Park le 17 juillet 2016 à Londres © Getty / Burak Cingi/Redferns)

"(...)Calexico, qui a justement choisi son nom d’après une autre ville frontalière, située, elle, bien plus à l’ouest, en Californie. Dans la musique de Calexico, il peut y avoir de la cumbia colombienne, on l’a entendu, des orchestrations de mariachis, avec une trompette, cette musique originaire de l’ouest du Mexique, l’État de Jalisco. Mais bien d’autres choses : du surf rock, ce style de rock’n’roll instrumental, très populaire au début des années 60, où les notes de guitare tremblent sous un effet de réverbération. De la valse, aussi. Et puis du jazz aux orchestrations sophistiquées. Le chanteur et guitariste du groupe, Joey Burns, Québécois de naissance mais Californien d’adoption, a  étudié la musique à l’université de Californie. Du jazz aussi. Il y a chez Calexico un grand amour des mélodies populaires, qui vient peut-être des origines siciliennes du batteur, John Convertino, dont le père était accordéoniste et la mère chanteuse de gospel. Il y a quelque chose, en tout cas, de profondément européen dans la musique de Calexico, dont deux collaborateurs historiques sont berlinois d’origine : le trompettiste et accordéoniste Martin Wenk et le contrebassiste ‘Foolkeur ‘Zaandeur. Alors, quelques mots rapides, sur le dernier album de Calexico, The Thread That Keeps Us, on pourrait dire le fil qui nous garde unis. Le groupe l’a en partie écrit à El Paso, où vit John Convertino, El Paso, une autre ville frontalière, située, elle à l’ouest du Texas, en bordure de l’État du Chihuahua, c’est là que la frontière avec le Mexique commence à se confondre avec celle du grand fleuve, le Rio Grande. Mais il l’a principalement enregistré dans un studio qui s’appelle la Panoramic House, situé dans le comté très vert de Marin, au nord de San Francisco, de l’autre côté de la baie. Un studio fabriqué avec des matériaux de recyclage, équipé de matériel ancien, très vintage. C’est un enregistrement très varié, un des plus variés sans doute de toute l’histoire de Calexico, marqué par une dureté inhabituelle, des sons plus âpres, des saturations inattendues et une anxiété nouvelle. Il a été marqué par l’élection de Donald Trump, qui a été un choc pour Joey Burns et John Convertino.(...)"

  • Calexico : « Under the Wheels » extrait de l’album « The Thread That Keeps Us » 
  • Orkesta Mendoza : « Cumbia volcadora » extrait de l’album « ¡Vamos a Guarachar! » 
  • Sage Francis : « Slow Man » extrait de l’album « Li(f)e » 
  • Giant Sand : « Texting Feist » extrait de l’album « Heartbreak Pass » 
  • Calexico : « Dead in the Water » » extrait de l’album « The Thread That Keeps Us » 
  • XIXA : « Killer » extrait de l’album « Bloodline » 
  • Brian Lopez : « Glass House » extrait de l’album « Static Noise » 
  • Gabriel Sullivan & Taraf de Tucson : « The Rust, the Knife » extrait de l’album « None of This Is Mine » 
  • Calexico : « Moon Never Rises » extrait de l’album « Edge of the Sun » 
  • Iron & Wine/Calexico : « Dark Eyes » extrait de l’album Artistes divers « I’m Not There - Original Soundtrack » 
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