Ce soir, Very Good Trip poursuit sa célébration d'Andrew Weatherall, un visionnaire du son. Préparez-vous à la transe.

Andrew Weatherall,  DJ, compositeur et producteur de musique électronique, pendant l'Apple Cart Festival à Victoria Park le 7 août 2011 à Londres.
Andrew Weatherall, DJ, compositeur et producteur de musique électronique, pendant l'Apple Cart Festival à Victoria Park le 7 août 2011 à Londres. © Getty / Hayley Madden / Redferns

Andrew Weatherall, a été le premier à briser les cloisons qui existaient encore entre sons du rock indépendant, connus des seuls initiés, et musique faisant danser tout le monde, sans élitisme, porté qu’il a été par le mouvement des rave parties et de ce qu’on appelé l’acid house. 

Alors hier je n’ai pas eu le temps de vous présenter Andrew Weatherall en prenant l’histoire au début et, donc, je me rattrape ce soir. 

Il a grandi à Windsor, vous savez à l’ouest de Londres, tout près de la fameuse école privée formant les prétendues élites du Royaume Uni, Eton, c’est là qu’il y a le château de Guillaume le Conquérant où réside la Reine. 

Son père faisait des affaires, c’est ce qu’on lit dans ses biographies, j’ignore quelles affaires. Andrew était une tête brûlée qui a refusé de faire des études. Il a bossé sur des chantiers, il a été l’apprenti d’un fabricant de charpentes, il a été déménageur. Il s’est lancé comme DJ par pure passion. 

Il ne savait jouer d’aucun instrument, ne connaissait rien à la technique. Il s’est mis à collectionner des disques de tout genre, du funk, sa première passion, mais aussi de rockabilly, rock garage, reggae, dub, gospel, tous les genres. 

Il était du genre à fouiner, à rechercher les faces B obscures, et a vite développé une connaissance encyclopédique de la musique. Il s’est retrouvé à  mixer des tas de trucs qui n’allaient pas logiquement ensemble en 1987 et 1988 à Londres dans des soirées hebdomadaires, Shoom, dans un ancien centre de gym près de London Bridge et Trip, dans un théâtre du quartier de Soho, l’Astoria, qui a été détruit depuis. 

Il n’était pas que DJ. Il écrivait dans un fanzine fondé avec des camarades, Boy’s Own, où l’on ne parlait pas que de musique mais aussi de football et de politique.

  • Detachments : « H.A.L. - Andrew Weatherall’s Disco Dub » single 
  • Villalobos : « Dexter (Two Lone Swordsmen Remix) » single « Alcachofa Remixes » 
  • Siouxsie : « Into a Swan (Weatherall Remix) » single « Into a Swan (Remixes) »  
  • Grinderman : « Heathen Child - Andrew Weatherall Remix » extrait de l’album « Grinderman 2 RMX » 
  • Toddla T & Roots Manuva : « Watch Me Dance - Andrew Weatherall Remix » EP « Watch Me Dance »  
  • E.S.C. (Andrew Weatherall vs. the Boardroom) : « The Legacy - Andrew Weatherall Remix » extrait de l’album « Andrew Weatherall vs the Boardroom » Beth Orton : « Tangent » extrait de l’album « Trailer Park »
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