Ce soir, Very Good Trip va tenter l'impossible : vous réchauffer le cœur en ce début d’automne qui donne des envies un peu précoces de feu de cheminée.

Robin Pecknold, chanteur, auteur, compositeur, guitariste et leader du groupe Fleet Foxes en concert au festival folklorique de Newport à Fort Adams State Park le 28 juillet 2019 à Newport, Rhode Island.
Robin Pecknold, chanteur, auteur, compositeur, guitariste et leader du groupe Fleet Foxes en concert au festival folklorique de Newport à Fort Adams State Park le 28 juillet 2019 à Newport, Rhode Island. © Getty / Douglas Mason / WireImage

En 2008, un groupe débutant, tout jeune, dont les membres avaient vingt-deux ans d’âge moyen, a fait alors une entrée éblouissante. Il s’appelait Fleet Foxes et certains ont pu le considérer comme le Arcade Fire de ce renouveau folk. 

Son premier album, sans titre, a été un coup de maître et a rencontré un immense succès mondial, mérité. Le chanteur et compositeur Robin Pecknold et son camarade Skyler Skjelset s’étaient connus dans un lycée d’une banlieue de Seattle. Ils avaient chanté à la chorale, ça s’entendait dans leurs voix, très assurées. 

Admirateurs de Elliott Smith, le poète du nord de la Côte Ouest, entre grunge, folk et pop baroque, ils avaient aussi découvert des merveilles très inspirantes dans la discothèque de leurs parents : les Zombies de l’album Odessey and Oracle, que certains n’hésitent pas à placer au-dessus du Sgt Pepper des Beatles, Simon and Garfunkel, Crosby, Stills and Nash ou encore les Beach Boys de la période psychédélique, qui n’ont pas fini de fasciner des générations successives de musiciens. 

Un séjour en Angleterre les avait aussi familiarisés avec le folk électrique anglais de la fin des années soixante, des groupes comme Pentangle ou Fairport Convention, chez lesquels le folk avait souvent le parfum et le swing du jazz.  

Alors, bon, il est arrivé à Robin Pecknold - Fleet Foxes, c’est essentiellement lui -,  certaines des choses que peuvent entraîner les succès brusques et fulgurants. La peur de ne pas faire aussi bien qui entraîne, parfois, une certaine paralysie. Le deuxième album des Fleet Foxes, Helplessness Blues, paru en 2011, n’a pas déçu, il a même confirmé la qualité et l’exigence de Pecknold, qui compose d’excellentes chansons et sait, on pourrait dire, les habiller d’un rien, avec finesse et élégance.

  • Fleet Foxes : « Can I Believe in You » extrait de l’album « Shore » 
  • Blitzen Trapper : « Dead Billie Jean » extrait de l’album « Holy Smokes Future Jokes » 
  • Sam Amidon : « Light Rain Blues » single 
  • Joachim Cooder : « Tell Her to Come Back Home » extrait de l’album « Over That Road I’m Bound » 
  • Travis : « All Fall Down » single 
  • Matt Berninger : « One More Second » single 
  • Bill Callahan, Bonnie :  « Prince » Billy : « Blackness of the Night » (featuring AZITA) single 
  • Yusuf/ Cat Stevens : « Into White » extrait de l’album « Tea for the Tillerman 2 » 
  • Damien Jurado : « Ochoa » extrait de l’album « What’s New, Tomboy ? »
  • Bonnie « Prince » Billy : « Dream Awhile » extrait de l’album « I Made a Place » 
  • Jason Molina : « Old Worry » extrait de l’album « Eight Gates » 
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