Ce soir encore, va souffler parmi nous l’esprit des Indiens d’Amérique. Vous allez l’entendre, il est partout et il est puissant.

The Meters, studio portrait, États-Unis, en 1974.
The Meters, studio portrait, États-Unis, en 1974. © Getty / Gilles Petard / Contributeur

"(...)Qu’est-ce qui est proprement amérindien dans le rock en général ? Une trace, une présence, des rythmes qui dépassent évidemment de très loin l’appartenance ethnique des musiciens. Beaucoup de musiciens ont invoqué cet esprit dans leur musique et ça va, on l’a entendu hier, d’Iggy Pop avec les Stooges à l’éphémère chanteur anglais Gary Glitter, dont le tube de 1972, singeait de façon très convaincante un chant tribal amérindien, et s’appelait, tout bêtement, « Rock and Roll ». Mais enfin, si l’on prend les choses au pied de la lettre, il y a des musiciens qui ont revendiqué leur sang amérindien. On ne le souligne pas souvent mais c’était le cas de Jimi Hendrix, dont la grand-mère paternelle avait des ascendants indiens Cherokee. (...) . Alors, bien sûr, il y a un coin d’Amérique où l’influence amérindienne a été et reste immense, c’est la Nouvelle-Orléans et sa région. Vous le savez sûrement, pour le carnaval de Mardi Gras, la population défile là-bas sous les couleurs de différentes tribus, parée de costumes extravagants, inspirés des tenues de cérémonies amérindiennes. À la Nouvelle-Orléans est né à la fin des années 60 un groupe qui s’appelait les Meters, formé par le pianiste et organiste Art Neville, l’aîné d’une illustre famille de musiciens. Sous la direction du regretté Allen Toussaint, ils ont créé un rythme moite et syncopé, qui était aussi marqué par les rythmes de Cuba et de la Jamaïque, dont on captait, à la Nouvelle-Orléans, la production sur des stations de radio. Ces cuivres toujours sobres et resserrés, ces giclées de guitare percussives, en rafales, ce piano qui toujours l’air comme posé de travers, dans un élégant déséquilibre, ce son particulier a captivé, entre autres, les Rolling Stones et David Bowie au milieu des années 70.(...)"

  • Redbone : « The Witch Queen of New Orleans » extrait de la compilation « The Essential Redbone »
  • The Meters : « Fire on the Bayou » extrait de l’album « Fire on the Bayou »
  • Dr. John : « Ice Age » extrait de l’album « Locked Down »
  • Jesse Davis : « Washita Love Child (with Eric Clapton) » extrait de l’album « Jesse Davis! »
  • Blackfoot : « Train, Train » extrait de l’album « Blackfoot Strikes »
  • John Trudell : « Bombs Over Baghdad » extrait de l’album « AKA Graffiti Man »
  • Bob Dylan : « Everything Is Broken » extrait de l’album « Oh Mercy »
  • Buffy Sainte-Marie : « Better to Find Out for Yourself » extrait de l’album « Illuminations »
  • Patti Smith : « Ghost Dance « extrait de l’album « Esater »
  • Karen Dalton : « Same Old Man » album « In My Own Time »
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