Il va faire très chaud ce soir, même si dehors il fait froid et il neige, grâce à Michka Assayas !

Marisol Hernandez, José Carlos, Miguel Ramirez et Alex Bendana du groupe "La Santa Cecilia" le 24 octobre 2015 à Costa Mesa, Californie.
Marisol Hernandez, José Carlos, Miguel Ramirez et Alex Bendana du groupe "La Santa Cecilia" le 24 octobre 2015 à Costa Mesa, Californie. © Getty / Harmony Gerber/WireImage)

"(...)« Pa’ que trabajar », pourquoi travailler, c’était le groupe hispanophone de Los Angeles la Santa Cecilia, une chanson extraite de son album sorti en 2016, « Buenaventura ». Un groupe qui est littéralement né dans la rue, en jouant dans Olvera Street, le cœur hispanique de Los Angeles, des chansons traditionnelles comme « Besame Mucho » pour les touristes. C’est là que le père de la chanteuse, Marisol, tient une modeste échoppe de souvenirs. La Santa Cecilia a fait beaucoup de chemin depuis, puisque le groupe a remporté en 2014 le Grammy du meilleur groupe de rock latin. Et tout le monde le connaît aux Etats-Unis où, je le rappelle, parce qu’on ne le souligne pas assez souvent, l’espagnol est la langue qu’on y parle majoritairement, devant l’anglais. La Santa Cecilia est ainsi nommé parce que Cécilia est la sainte patronne de la musique. Mais enfin la patronne du groupe, c’est sa chanteuse Marisol Hernandez, surnommée la Marisoul. Impossible de ne pas la remarquer. Elle a une voix extraordinaire, vous l’avez entendue, une voix très soul, d’où son surnom, et aussi une apparence flamboyante. Marisol porte des tutus aux couleurs vives, des lunettes aux montures incrustées de verroterie. Comme les trois garçons qui l’accompagnent, elle est la fille d’immigrés mexicains, dont les parents ont traversé la frontière en quête d’une vie meilleure. L’accordéoniste du groupe, le plantureux Jose « Pepe » Carlos, est même resté clandestin jusqu’en 2013, année où il a enfin obtenu son permis de travail. Avant cette date, quand la Santa Cecilia roulait dans son van pour aller donner des concerts au Texas, où le groupe est très populaire, eh bien ils devaient faire un détour de près de vingt-quatre heures pour éviter la route principale, où les contrôles étaient très fréquents. Musicalement, la Santa Cecilia a gardé son essence d’orchestre de rue, c’est-à-dire que le groupe joue absolument de tout : folklore, chansons traditionnelles issues de divers folklores mexicains, soul, reggae, mais aussi punk rock et grunge. D’ailleurs ce glissement naturel d’un style à l’autre se retrouve aussi dans la conversation de Marisol, qui a l’habitude de commencer une phrase en espagnol et de la terminer en anglais, et inversement.(...)"

La Santa Cecilia : « Pa’ Que Trabajar » extrait de l’album « Buenaventura » 

Natalia Lafourcade : « Hasta la Raíz » extrait de l’album « Hasta la Raíz » 

Amparo Sánchez : « Alma de Cantaora » extrait de l’album « Alma de Cantaora » 

Gaby Moreno : « Maldición Bendición » extrait de l’album « Illusion » 

Calexico : 

  • « Beneath the City of Dreams » extrait de l’album « Edge of the Sun » 
  • « Cumbia de Donde » extrait de l’album « Edge of the Sun » 

Chris Thile : « Thank You, New York » (featuring Gaby Moreno) extrait de l’album « Thanks for Listening » 

Ana Tijoux : « 1977 » extrait de l’album « 1977 » 

Mala Rodríguez : « Quien Manda » extrait de l’album « Bruja » 

Bebe : « Me Pintaré » extrait de l’album « Un Pokito de Rocanrol » 

Carla Morrison : « Eres Tú » extrait de l’album « Déjenme Llorar » 

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