Ce soir, le VeeGeeTee reste fidèle à Joan Baez !

Joan Baez à la cérémonie du Rock & Roll Hall of Fame, le 7 avril 2017 à New York
Joan Baez à la cérémonie du Rock & Roll Hall of Fame, le 7 avril 2017 à New York © Getty / Jamie McCarthy/WireImage pour le Hall of Fame du Rock and Roll

"(...) Une chanson écrite par Bob Dylan, alors un parfait inconnu, et qui, presque du jour au lendemain, va lui donner un destin historique. C’est Joan Baez, sorte de statue vivante de la chanson contestataire, on la surnomme, imaginez, la Vierge Marie du folk, qui a propulsé sur la scène du festival de Newport celui qu’elle présente comme un génial poète vagabond, offrant sa voix et ses paroles à ceux qui n’en ont pas. 

Joan Baez chante avec lui « Blowin’ in the Wind », et une sorte de révélation parcourt l’assistance. Cette chanson dénonce le silence et la surdité de la nation américaine face aux Noirs qui réclament qu’on leur accorde les mêmes droits qu’aux Blancs, des droits inscrits dans la constitution des Etats-Unis. « Blowin’ in the Wind » aura un impact comparable au fameux discours « I have a dream », prononcé par Martin Luther King un mois plus tard lors de la fameuse marche sur Washington pour l’emploi et la liberté. Joan Baez et Bob Dylan seront d’ailleurs à ses côtés. 

Sauf que « Blowin’ in the Wind » est une chanson, pas un discours, et elle va toucher tout le monde, suscitant une réaction en chaîne. Une précision : « Blowin’ in the Wind » figure dans le deuxième album de Dylan, The Freewheelin’ Bob Dylan, paru en août 1963. Mais c’est la version enregistrée par le trio vocal new-yorkais Peter, Paul and Mary qui est largement diffusée cette année-là et rendra la chanson populaire tout autour du monde. On en dénombrera des centaines de reprises dans toutes les langues. Un dernier mot sur la naissance de cette chanson illustre : avant même que Dylan ne l’enregistre lui-même, les paroles de la chanson circulaient déjà, dès le milieu de l’année 1962, dans le milieu contestataire new-yorkais. Un petit journal ronéoté à New York, Broadside, les avait fait connaître. Un journal inspiré par Pete Seeger, âme de ce qu’on appelait la protest song, la chanson engagée. Pete Seeger, l’auteur de « If I Had a Hammer », une chanson de soutien à des dirigeants communistes jugés après guerre aux Etats-Unis pour conspiration, ce que Claude François, qui l’avait transposée sous le titre de « Si j’avais un marteau », ignorait sans doute.(...)" 

Joan Baez : 

  • « Blowin’ in the Wind » extrait de l’album « The Essential Joan Baez - From the Heart - Live » 
  • « There But for Fortune » extrait de l’album « The Best of Joan Baez » 
  • « I Am a Poor Wayfaring Stranger (duet with Mimi Fariña) » extrait de l’album « The Best of Joan Baez »
  • « Sweet Sir Galahad » extrait de l’album « Vanguard Visionaries » 
  • « The Night They Drove Old Dixie Down » album « The Best of Joan Baez » 

Ennio Morricone : « Here’s to You (from “Sacco & Vanzetti”) » extrait de l’album « The Best of Ennio Morricone » 

Joan Baez :

  • « Annabel Lee » extrait de l’album « Joan » 
  • « Joe Hill - Live » extrait de l’album « The Best of Joan Baez » 
  • « Love Is Just a Four-Letter Word » extrait de l’album « Any Day Now » 
  • « To Bobby » extrait de l’album « Come from the Shadows » 
  • « We Shall Overcome » (Live Bonus Track) extrait de l’album « The Best of Joan Baez »  

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