Ce soir avec Michka Assayas, clin d’œil à ces quatre garçons dans le vent, non pas les Beatles, mais les Monkees. Un quatuor, précurseur des boys bands, composé de jeunes gens qui ne jouaient pas de leurs propres instruments, même s'ils étaient bien musiciens.

The Monkees en 1960.
The Monkees en 1960. © Getty / Michael Ochs Archives

Alors pourquoi vous parler des Monkees ce soir ? Eh bien parce qu’on a appris il y a pile quinze jours, la disparition d’un des membres fondateurs du groupe, Peter Tork. Une nouvelle qui est passée complètement inaperçue en France, où, il est vrai, les Monkees sont restés enlisés dans une espèce de no Man’s Land : largement ignorés, en tout cas oubliés du grand public, malgré un ou deux tubes sans lendemain et cordialement méprisés par la critique rock. Pourquoi ce dédain ? 

Eh bien avant tout pour un crime impardonnable auprès de juge de moralité, c’est parfois, hélas, la maladie de la critique, qui n’a jamais pardonné aux Monkees une sorte de crime indélébile lié à leur naissance : celui d’être un groupe, entre guillemets, manufacturé. Soit, j’ouvre les guillemets pour les refermer aussitôt, inauthentique. Un boy band avant la lettre, quoi. À l’époque des Doors, vous imaginez, c’était un objet de ridicule. 

Alors, remontons aux sources de l’histoire. Fin 1965, une annonce dans un journal de Los Angeles réclame, je cite, "des chanteurs-comédiens de folk and roll, sic, quatre cinglés, entre dix-sept et vingt et un ans". Pourquoi cette formulation, chanteurs-comédiens ? Parce que, aux Etats-Unis, le succès des Beatles, venus d’Angleterre, a été largement amplifié par le triomphe du film A Hard Day’s Night, Quatre garçons dans le vent en français, qui montrait les quatre Beatles comme des pitres enchaînant les blagues loufoques entre les chansons. Le seul équivalent français qu’on a eu, c’était les Charlots. Je ne dis pas que c’était pareil, c’est juste pour vous donner une idée. 

Bref, ce succès a donné à une compagnie de production télévisuelle l’idée de créer un feuilleton pour les enfants mettant en scène des Beatles américains. On auditionne plus de cinq cents candidats, parmi eux, il y a Stephen Stills, recalé, paraît-il, à cause de ses grandes dents. Il y a même, dit-on, le futur tueur Charles Manson. Parmi les quatre élus, il y a un authentique Anglais, Davy Jones, il vient de Manchester, qui a déjà une expérience d’enfant-acteur dans des comédies musicales, tout comme l’autre chanteur, également batteur, Micky Dolenz. Quant aux deux autres, Mike Nesmith et Peter Tork, un peu plus âgés, ce sont des musiciens déjà aguerris qui ont tourné dans le circuit folk à Los Angeles et New York. 

The Monkees : 

  • « (I’m Not Your) Steppin’ Stone » extrait de la compilation « Forever » 
  • « I’m a Believer » (2006 Remaster/Original Stereo) extrait de la compilation « Forever » 
  • « Last Train to Clarksville » extrait de la compilation « Forever » 
  • « Mary, Mary » extrait de la compilation «  The Best of the Monkees » 
  • « Valleri » extrait de la compilation « Forever » 
  • « Pleasant Valley Sunday » (2007 Remaster) extrait de la compilation « Forever » 
  • « Love Is Only Sleeping » (2007 Remaster) extrait de la compilation « Forever » 
  • « Randy Scouse Git » extrait de la compilation « The Best of the Monkees » 
  • « Daydream Believer » extrait de la compilation « The Best of the Monkees » 
  • « Porpoise Song (Theme from “Head”) - Single Version » extrait de la compilation « The Best of the Monkees » 
  • « (I Prithee) Do Not Ask for Your Love » extrait de la compilation « Music Box » 

Michael Nesmith : « Different Drum » extrait de la compilation « And the Hits Just Keep On Comin’ » 

The Monkees : 

  • « You Bring the Summer » extrait de l’album « Good Times! » 
  • « Me & Magdalena » extrait de l’album « Good Times ! »

Vous les avez presque entendus cette semaine : 

Lundi 4 mars dans : "Foals, Sleaford Mods et les autres : vitalité du rock’n’roll en 2019"

3 min

Broken Bells : « Shelter » single

Par Stéphane Ronxin

Vous les avez presque entendus ce soir : 

2 min

The Monkees : « Our Own World » extrait de l’album « Good Times ! »

Par Stéphane Ronxin
2 min

The Monkees : « (I’d Go the) Whole Wide World » extrait de l’album « Pool It ! »

Par Stéphane Ronxin
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