Ce soir, dans Very Good Trip ça faisait longtemps, vous allez sentir que, malgré ce qu’on dit, le rock n’est pas en 2020 que une musique de vieux. La preuve.

The Strokes sur scène pendant le Electric Picnic Music Festival au Stradbally Hall Estate le 31 août 2019 à Stradbally, en Irlande.
The Strokes sur scène pendant le Electric Picnic Music Festival au Stradbally Hall Estate le 31 août 2019 à Stradbally, en Irlande. © Getty / Kieran Frost / Redferns

Les Strokes, vingt ans après, sont toujours là. Ils ont aujourd’hui quarante ans d’âge moyen. Leur dernier album, The New Abonrmal, est paru au début du printemps dernier, alors que, sous l’effet de la pandémie mondiale que l’on connaît, tout, sorties d’albums, concerts, tournées s’annulait en cascade. Ce qui n’a pas particulièrement défrisé les Strokes, qui rappellent qu’ils ont publié leur premier album, Is This It, la version vinyle, en tout cas, le 11 septembre 2001, ça ne s’invente pas. 

Alors les Strokes reviennent de loin. Au propre, déjà, puisque leur dernier album en date, Comedown Machine, remontait à l’année 2013. Un album qui n’a même pas été suivi d’une tournée. Et au figuré aussi. Les Strokes ont suivi le parcours de bien des groupes qui connaissent le succès trop tôt, trop jeunes. Vous sortez à peine du lycée, vous savez à peine qui vous êtes et on vous embarque dans un cirque où on saute d’un avion à l’autre, d’une radio ou d’une télé à l’autre, où on doit parler à des gens à qui on n’a rien à dire. 

D’un pot d’après concert à l’autre, où en général il y a beaucoup de tentations. Et ils n’ont pas failli à la règle, Julian Casablancas, le chanteur, est devenu sévèrement alcoolique, et Albert Hammond, Junior, un des deux guitaristes, est devenu accroché à diverses drogues dures, dont il n’a pu se sevrer qu’en 2009. 

Quant aux années 2010, elles n’ont, pour d’autres raisons, pas été particulièrement positives non plus pour les Strokes. Ils ont enregistré leurs deux albums de ces années-là, Angles en 2011 et Comedown Machine en 2013, alors qu’ils habitaient dans des villes différentes. 

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Ils ne passaient ensemble que le temps strictement nécessaire à l’enregistrement, sans prendre celui de vraiment se retrouver et de se parler. Et puis ils avaient chacun d’autres activités musicales et même extra-musicales. 

Par exemple, le chanteur, Julian Casablancas, a dessiné et fait commercialiser un modèle de vélo électrique pliant. Vous l’ignoriez ? Eh bien moi aussi ! 

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On entendu cette chanson, par laquelle débute le nouvel album des Strokes, « The Adults Are Talking ». Elle est le premier fruit d’une nouvelle approche qu’a voulue celui qui a supervisé leur nouvel album, Rick Rubin. 

Je sais, légendaire est un adjectif que j’emploie souvent, mais enfin dans ce cas il n’est pas qu’à moitié justifié. Les Red Hot Chili Peppers, Metallica, AC/DC, les derniers albums dénudés de Johnny Cash, c’est lui. Rubin, avec sa longue barbe blanche, joue auprès des groupes de sa réputation de sage, voire de gourou. Il a insisté auprès des Strokes qu’ils s’échauffent pendant une heure et improvisent ensemble, avant de se mettre au travail proprement dit. Il a aussi insisté pour de Julian Casablancas qu’il chante plus clairement et nettement et qu’on l’entende mieux dans le mix. Et c’est vrai que si on a en mémoire le son des Strokes du début, où sa voix nasillarde semblait captée à la source d’un interphone, c’est franchement le jour et la nuit. Et il se révèle pour ceux qui en doutaient un vrai, un très bon chanteur, à part en tout cas. 

Voilà, ce soir j’ai essayé de pêcher des titres de rock contemporain où l’on sent, comme chez les Strokes, quelque chose de nouveau ou de renouvelé, en tout cas.

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  • The Strokes : « The Adults Are Talking » extrait de l’album « The New Abnormal » 
  • Billy Nomates : « No » extrait de l’album « Billy Nomates » 
  • Ultraísta : « Tin King » extrait de l’album « Sister » 
  • Penelope Isles : « Chlorine » extrait de l’album « Until the Tide Creeps In » 
  • Sorry : « Starstruck - Single Version » single 
  • Bartees Strange : « Mustang » extrait de l’album « Live Forever » 
  • Mystery Jets : « Petty Drone » extrait de l’album « A Billion Heartbeats » 
  • Will Butler : « Surrender » extrait de l’album « Generations » 
  • Working Men’s Club : « Be My Guest » extrait de l’album « Working Men’s Club » 
  • Nadine Shah : « Trad- Edit » single 
  • John Lennon : « My Mummy’s Dead - Remastered 2020 » extrait de l’album « John Lennon - Plastic Ono Band) » 
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