La sortie d'un album d'Eminem n'est jamais un événement quelconque, c'est pour cela que Michka Assayas a choisi de vous présenter quelques extraits de "Revival" mais pas seulement ...

Eminem pendant la cérémonie des MTV Europe Music Awards, avec le prix du "meilleur artiste hip-hop" de l'année 2017 le 12 novembre 2017 à Londres
Eminem pendant la cérémonie des MTV Europe Music Awards, avec le prix du "meilleur artiste hip-hop" de l'année 2017 le 12 novembre 2017 à Londres © Getty / Kevin Mazur/WireImage

"(...)Si vous êtes un familier du rappeur Eminem, vous aurez forcément reconnu son style particulier, qui le pousse souvent à se glisser dans la tête de personnages au cerveau dérangé, meurtriers ignobles en plein délire suscité par l’alcool ou autres drogues, licites ou non. Eminem qui a publié il y a trois semaines un nouvel album, le précédent remontait à 2013, et qui devrait repartir en tournée mondiale à partir du printemps prochain. Une tournée qui devrait passer par la France mais rien n’est officiel pour le moment. Alors, on va s’étendre ce soir cet cette semaine sur le parcours très peu banal, et d’une richesse souvent insoupçonnée, de ce pauvre gamin blanc qui a grandi dans une banlieue noire de Détroit et qui fut un exclu au sens plein du terme. Mais enfin, deux mots, d’abord sur le style de la chanson d’Eminem, très singulier, comme je l’ai souligné. Singulier, oui, mais jusqu’à un certain point. Parce que cette façon de se plonger dans la tête des pires délinquants, des voleurs de grand chemin jusqu’aux assassins psychopathes, elle remonte à la nuit des temps. On la trouve dans les blues archaïques qu’ont enregistrés, dans les années 20 et 30, les musicologues américains John et Alan Lomax qui, armés d’un magnétophone alimenté par la batterie de leur voiture, partaient enregistrer les chants des forçats dans les pénitenciers du sud des États-Unis. Ceux du fameux Leadbelly par exemple. C’est en puisant dans cette veine que Johnny Cash, lui aussi passé par une enfance très difficile, s’est illustré. Il s’est identifié, dans certaines de ses chansons, avec les voyous, parias et autres réprouvés, et même jusqu’aux tueurs de sang froid. On cite souvent cet extrait d’une de ses chansons les plus célèbres, « Folsom Prison Blues », « I shot a man in Reno just to watch him die », j’ai buté un mec à Reno, juste pour le voir crever. C’est une tradition qui court jusqu’à Nick Cave, dont la chanson, « The Mercy Seat », mettait en scène un assassin sur la chaise électrique en train de jurer qu’il n’a rien fait, qu’il n’y est pour rien. Une chanson qui, entre parenthèses, a été reprise par Johnny Cash.(...)"

Eminem : 

  • « Framed » extrait de l’album « Revival » 
  • « White America » extrait de l’album « The Eminem Show » 
  • « Lose Yourself » extrait de la compilation « Curtain Call - The Hits »
  • « Guilty Conscience » extrait de l’album « The Slim Shady LP »
  • « Bad Influence » EP « The Real Slim Shady »
  • « My Name Is » extrait de l’album « The Slim Shady LP »   
  • « The Real Slim Shady » extrait de l’album « The Marshall Mathers LP »
  • « The Way I Am » extrait de l’album « The Marshall Mathers LP » 
  • « Kim » extrait de l’album « The Marshall Mathers LP »
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