Ce soir, Very Good Trip va commencer par une balade dans les rues d’une ville fantôme. Ce qui est en train de devenir notre quotidien, à des degrés divers.

Les Rolling Stones en concert au Mile High Stadium le 10 août 2019 à Denver, Colorado.
Les Rolling Stones en concert au Mile High Stadium le 10 août 2019 à Denver, Colorado. © Getty / Joe Amon / MediaNews Group / The Denver Post

Si je veux faire la fête, eh bien je la ferai tout seul. C’est un peu notre fatalité à tous en cette étrange période, même si, sans être de la police, j’ai des renseignements, il y en a, si j’ose dire, qui passent entre les gouttes. 

En tout cas la radio, en ces soirées d’automne, eh bien c’est parfait pour faire la fête tout seul ou toute seule. Bon, je ne vais pas vous faire l’injure de vous dire le nom du groupe qu’on vient d’entendre. Il est possible que vous vous soyez dit : mais c’est dans quel album des Stones, déjà ? Un des années quatre-vingt ? Quatre-vingt-dix ? 

À propos d’injure, j’espère ne pas en faire une, mais enfin c’est difficile de citer comme ça, à brûle-pourpoint, une chanson récente de ces vétérans que tout le monde connaisse. Alors, bon, ne cherchez pas, « Living in a Ghost Town » est sorti au printemps dernier, pendant le premier confinement, le vrai, j’allais dire. Et ça tombait à pic. 

Je suis un fantôme qui se balade dans une ville fantôme, la vie était splendide, et on s’est tous fait confiner, il y a pas longtemps ça grondait de partout, il y avait des percussions dans l’air, on entendait le fracas des cymbales, le cri des trompettes, la stridence des saxos, on s’en foutait de savoir si c’était le jour ou la nuit 

Eh oui, tout ça, c’était avant. Au printemps dernier, Mick Jagger avait pratiquement fini d’écrire cette chanson, le confinement lui en a fait modifier les paroles. Résultat : ça a donné la meilleure chanson des Rolling Stones depuis je ne sais pas quand. 

Alors même que le vingt et unième siècle les a rangés au musée et que, depuis longtemps, on était très contents qu’ils se contentent de recycler leur gloire passée. D’ailleurs, je ne sais pas si vous y avez prêté attention mais dans cet enregistrement il y a un recours, oh, très discret, à l’Autotune sur la voix de Jagger. 

Oui, l’Autotune, vous savez, ce procédé qui, entre guillemets, rectifie la note chantée par l’interprète, lissant le chant en une sorte de couinement synthétique, un procédé dont on use et abuse dans le r & b et la variété contemporaine. Mais enfin qu’il serait idiot de diaboliser comme certains n’hésitaient pas à le faire quant au synthétiseur au début des années quatre-vingt.

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