Ce dans Very Good Trip, c’est une exploration, celle d’un géant modeste et méconnu dont Dylan, Springsteen et tant d’autres ont eu l’occasion de faire l’éloge. Eh bien, ce soir, c’est notre tour.

John Prine, auteur-compositeur-interprète et musicien, au Bonnaroo Music & Arts Festival le 15 juin 2019 à Manchester, Tennessee.
John Prine, auteur-compositeur-interprète et musicien, au Bonnaroo Music & Arts Festival le 15 juin 2019 à Manchester, Tennessee. © Getty / Josh Brasted / WireImage

Non, ce n’était pas le regretté Willy DeVille, même si ça fait beaucoup penser à son style. 

« If You Don’t Want My Love », c’était signé par un certain John Prine en 1978. Un nom qu’on a rarement l’occasion de prononcer chez nous, je me demande même si une de ses chansons n’a jamais été diffusée un jour sur France Inter. Et que, pour être honnête, je ne connaissais que de réputation, pour ce que d’autres ont pu écrire sur lui. 

John Prine était un interprète, certes, mais surtout un auteur de chansons, un parolier, un raconteur d’histoires que ses prestigieux confrères, Bob Dylan, Bruce Springsteen, Tom Petty, considéraient comme un des plus grands. 

John Prine nous a quittés au printemps dernier, il avait soixante-treize ans, et l’épidémie actuelle a emporté cet homme qui avait survécu à deux cancers. 

À cette occasion, j’ai pu lire de grands éloges qui m’ont fait prendre conscience de l’étendue de mon ignorance à son sujet. Alors, s’il y a des connaisseurs de l’œuvre de John Prine qui m’écoutent, ça peut se trouver, déjà, ils ont dû lever un sourcil en écoutant cette première chanson, « If You Don’t Want My Love », qui n’est ni la plus connue ni la plus représentative de son talent. Les paroles pourraient tenir sur un Post-It : 

si tu ne veux pas de mon amour, c’est pas grave, je trouverai quelqu’un qui en voudra bien. 

Classique. C’est, curieusement, une chanson que John  Prine a coécrite avec un collaborateur inattendu, Phil Spector. Oui, Spector, l’homme qui avait régné en maître sur la variété américaine pour adolescents au début des années soixante, via le trio vocal féminin des Ronettes, entre autres, c’était avant le débarquement des Beatles. 

Alors pourquoi diffuser cette obscurité ? Eh bien parce que tout le monde peut comprendre les paroles, toutes simples et universelles, et être sensible, ainsi, à la voix de John Prine.

John Prine : 

  • « If You Don’t Want My Love » extrait de l’album « Bruised Orange » 
  • « Illegal Smile » extrait de l’album « John Prine » 
  • « Souvenirs » extrait de l’album « Souvenirs » 
  • « Angel from Montgomery » extrait de l’album « Souvenirs » 
  • « All the Best » extrait de l’album « The Missing Years » 
  • « Sam Stone » extrait de l’album « Souvenirs » 
  • « Speed of the Sound of Loneliness » extrait de l’album « German Afternoons » 
  • « Wedding Bells/ Let’s Turn Back the Years » (featuring Lucinda Williams) extrait de l’album « In Spite of Ourselves » 
  • « This Love Is Real » extrait de l’album « Lost Dogs Mixed Blessings » 
  • « Summer’s End » extrait de l’album « The Tree of Forgiveness » 
  • « When I Get to Heaven » extrait de l’album « The Tree of Forgiveness »  
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