Michka Assayas tient toujours parole, il faut le savoir. Il l'a dit la semaine dernière et il le fait, alors, comme on dit : chose promise, chose due ...

Portrait de Tom Petty à New-York en 1977.
Portrait de Tom Petty à New-York en 1977. © Getty / Michael Putland / Contributeur

_"(...)La voix d’un musicien dont la voix ne nous quittera jamais, Tom Petty, auquel on consacre la soirée, et même la semaine, sur Inter. Tom Petty n’a jamais été statufié comme un Bruce Springsteen, il était trop modeste pour ça et il lui manquait sans doute un certain charisme scénique. Pour autant sa générosité, sa simplicité jaillissante, sa façon de puiser au cœur des racines blues, soul et country, et rock’n’roll, évidemment, de la musique américaine, de raconter de façon percutante et lapidaire les joies et les peines de l’homme ordinaire, ses révoltes, aussi, tout cela l’apparentait à Springsteen. Un peu comme son grand ami Bob Dylan, celui qui lui a rendu le plus bel hommage, Petty avait une voix nasillarde, à l’accent un peu traînant, qui était ce qu’elle était, et qui touchait parce qu’elle était toujours vraie. Vous l’avez sans doute appris, Tom Petty est mort la semaine dernière à l’âge de soixante-six ans. Depuis qu’il a, selon la légende, vu à l’âge de dix ans Elvis en personne tourner un film dans sa ville natale, et qu’il a, toujours selon la légende, échangé son lance-pierres contre la collection de 45 tours d’un voisin, Tom Petty n’a jamais cessé de se consacrer corps et âme à la musique. Il a acquis sa première guitare dans un supermarché et s’est produit pour la première fois de sa vie en public à quatorze ans. Quelques années plus tard, sous l’influence des Beatles, il animait son premier groupe professionnel. Tom Petty venait du cœur du pays sudiste, soit une ville universitaire située au nord de la Floride et qui s’appelle Gainesville. Une ville dont environ un quart de la population était noire, ce qui a eu une influence certaine sur sa musique. Petty n’a pas trop fait d’études, il n’en voyait pas l’intérêt. Il était de toute façon en conflit avec son père, un agent d’assurances, un homme violent qui avait coutume de le frapper. Sans doute une des clés de la colère et de l’indignation qu’on sentait sourdre au fond de cet homme, abritées derrière une élégance souriante de gentleman sudiste. Tom Petty n’a pas eu beaucoup de chance à ses débuts. Mudcrutch, le groupe qu’il a fondé en 1970, où il était bassiste, avec son camarade Tom Leadon, le frère du musicien des Eagles, Bernie Leadon, avait débuté modestement en jouant des reprises country dans des restaurants de Gainesville et des villes alentours en Floride. Il a vite compris que, s’il restait là, il irait dans le mur, alors il a entraîné ses copains en Californie, à Los Angeles. Là, il a signé un contrat avec Shelter, la petite compagnie qu’avait cofondée à Tulsa, dans l’Oklahoma, le musicien Leon Russell et qui allait révéler, dans ces années-là, le grand guitariste JJ Cale.(...)"_

Tom Petty : « Runnin’ Down a Dream » extrait de l’album « Full Moon Fever »

Tom Petty and the Heartbreakers :

  • « Mary Jane’s Last Dance » extrait de la compilation « Greatest Hits »
  • « Nightwatchman » extrait de l’album « Hard Promises » (version remasterisée)
  • « Breakdown » extrait de l’album « Tom Petty and the Heartbreakers »
  • « Don’t Do Me Like That » extrait de l’album « Damn the Torpedoes »
  • « Jammin’ Me » extrait de l’album « Let Me Up (I’ve Had Enough) »

Mudcrutch : « Depot Street » single

Tom Petty and the Heartbreakers : « Think About Me » extrait de l’album « Let Me Up (I’ve Had Enough) »

Traveling Wilburys : « Last Night » extrait de l’album « The Traveling Wilburys Vol. 1 »

Tom Petty : « Got My Mind Made Up » extrait de l’album « Nobody’s Children » (extrait du coffret « Playback »)

Tom Petty and the Heartbreakers :

  • « Casa Dega – Demo » extrait de l’album « Damn the Torpedoes » (Deluxe Edition)
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