Very Good Trip revient dans la joie et la bonne humeur malgré les conditions particulières dans lesquelles l'émission est réalisée.

La rappeuse Princess Nokia dans l'émission télévisée  "The Late Late Show" avec James Corden le 26 février 2020.
La rappeuse Princess Nokia dans l'émission télévisée "The Late Late Show" avec James Corden le 26 février 2020. © Getty / Terence Patrick / CBS

Avant de m’élancer dans un nouveau tour de piste, il faut que je vous dise deux mot sur les conditions particulières dans lesquelles nous réalisons cette émission. Je ne me trouve pas en effet en studio à la Maison de la Radio, ça, c’était le monde d’avant, mais, tout simplement, dans un lieu privé, face à mon ordinateur, en liaison avec Stéphane Ronxin, qui réalise l’émission depuis chez lui aussi. C’est une expérience très particulière, un peu comme si j’étais un amateur qui jouait à faire de la radio dans sa chambre d’enfant. Mais au fond c’est une assez bonne définition de ce que je fais sur France Inter, même en temps normal, alors ça me va très bien.

Michka Assayas quelque part dans un endroit privé pour enregistrer Very Good Trip.
Michka Assayas quelque part dans un endroit privé pour enregistrer Very Good Trip. © Radio France / Michka Assayas

Princess Nokia, une rappeuse new-yorkaise, mais pas seulement, chanteuse aussi, de vingt-huit ans, de son vrai nom Destiny Frasqueri. 

Cette noire portoricaine de Harlem a reçu son surnom de Princess Nokia, princesse Nokia, parce qu’on la voyait rouler à vélo, son portable collé à l’oreille, en route vers les clients qui lui achetaient de l’herbe. Elle a été du genre précoce, très tôt livrée à elle-même, gagnant sa vie depuis l’âge de quinze ans, curieuse de musiques très différentes et pas du genre à se laisser marcher sur les pieds. 

Autant qu’au hip-hop, elle s’est identifiée à un courant du rock très en vogue au début de nouveau siècle auprès de nombreux ados du monde entier, qu’on appelle emo, soit l’abréviation de « emotional », un dérivé du punk hardcore, avec des éléments gothiques. 

Le genre emo en est venu à désigner un rock accueillant toute la gamme des sentiments qu’on peut éprouver à l’adolescence : anxiété, auto-détestation, tendances suicidaires, etc. 

Alors Princess Nokia a fait quelque chose d’assez inattendu : elle a décidé de publier simultanément deux albums présentant deux facettes opposées de son caractère, le premier, Everything Sucks, tout est pourri, à peu près, présente, vous ne serez pas surpris, le versant sombre, négatif et pessimiste de son caractère et l’autre, Everything Is Beautiful, eh bien, c’est le contraire, vous l’aurez compris.

  • Princess Nokia : « I Am Free » extrait de l’album « Everything Is Beautiful » 
  • Fiona Apple : « I Want You to Love Me » extrait de l’album « Fetch the Bolt Cutters » 
  • Becca Stevens : « Good Stuff » (featuring Kaveh Ragestar) extrait de l’album « Wonderbloom » 
  • Childish Gambino : « Algorhythm » extrait de l’album « 3.15.20 » 
  • Yves Tumor : « Gospel for a New Century » extrait de l’album « Heaven to a Tortured Mind » 
  • Thundercat : « Dragonball Durag » extrait de l’album « It Is What It Is » 
  • Kaytranada : « DO IT » extrait de l’album « Bubba » 
  • Jessie Reyez : « INTRUDERS » extrait de l’album « Before Love Came to Kills Us » 
  • Kali Uchis : « honey baby (SPOILED) » EP « TO FEEL ALIVE » 
  • The Avalanches :  « We Will Always Love You » (featuring Blood Orange) single 
  • Moses Sumney : « Polly » extrait de l’album « Græ : Part 1 » 
  • Nicolas Jaar : « Faith Made of Silk » extrait de l’album « Cenizas » 
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