Retour sur l'oeuvre d'Alain Bashung et ses origines électroniques et industrielles... avec les confidences de l'un de ses grands collaborateurs : Rodolphe Burger.

Alain Bashung en concert en 1985
Alain Bashung en concert en 1985 © Getty / Frederic Reglain

Ce soir, je vous propose une exploration, celle des sources musicales d’un grand absent : Alain Bashung. Certaines gisent dans des sites industriels abandonnés mais pas oubliés. Et c’est à l’Est qu’il y a plus de quarante ans and, déjà, a surgi du nouveau.

« Antenna », c’était le groupe Kraftwerk, issu de la vallée de la Ruhr industrielle, Düsseldorf, dans ce qui était encore la République Fédérale Allemande, soit l’Ouest. Ce titre, qui remonte à l’année 1975, est un hymne à la beauté de la radiodiffusion, à la poésie des ondes. Qui faisait tant rêver ceux qui tournaient le bouton de leur transistor à la recherche de mystérieuses stations émettant sur ondes courtes, Tirana, Ljubljana, Ankara, ça se terminait souvent en a. En cette période reculée où l’Internet n’existait pas, le seul moyen de faire le tour du monde en restant enfermé dans sa chambre d’enfant, c’était la radio et c’était merveilleux.

« Mr. Jones », un titre signé par le groupe londonien les Psychedelic Furs, dont l’arrivée, fin 1979 début 1980 fut un événement à Londres et dans le rock anglais et mondial. Un groupe qui était un peu comme un Roxy Music qui aurait pour chanteur une sorte de Johnny Rotten fatigué. La particularité de ce titre, c’est d’avoir été réalisé par Martin Hannett, qui fut à Manchester, à la fin des années soixante-dix, l’artisan, on pourrait dire l’inventeur, le démiurge, du son de Joy Division. Un groupe qui, en deux albums, est à l’origine de tout un pan du rock de l’après-punk. Beaucoup s’en sont revendiqués, du rock industriel au courant gothique.

Au fait, vous avez deviné quel était le groupe d’avant, qui interprétait « It’s a Man’s… » ? Non, eh bien c’était les Residents. Un des groupes les plus étranges de l’histoire de la musique enregistrée. Déjà, on n’a jamais vu le visage de ces musiciens qui s’étaient établis, paraît-il, dans la seconde moitié des années soixante au bord de la baie de San Francisco. Bien avant Daft Punk, ils sont toujours apparus masqués. La musique des Residents a eu une influence considérable sur les débuts de la musique industrielle à la fin des années 1970. Ils ont utilisé une batterie d’effets sonores ainsi qu’une gamme d’instruments allant des traditionnels cuivres et cordes de la musique classique à l’oud et au koto, dans un esprit loufoque proche de Frank Zappa et Captain Beefheart. Leur musique s’est étendue jusqu’à la composition atonale, au free jazz et à l’électronique;

Programmation musicale :

  • Kraftwerk – “Antenna” 
  • The Residents – “This Is a Man's Man's World”
  • The Psychedelic Furs – “Mr. Jones”
  • Einstürzende Neubauten – “Haus der Lüge”
  • Wire – “(A Berlin) Drill”
  • Bashung – “Samuel Hall”
  • Mobile in Motion – “Hurricane”
  • Bashung – “Tel”
Les invités
Programmation musicale
  • ALAIN BASHUNG

    SAMUEL HALL (AVEC RODOLPHE BURGER)

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