Very Good Trip est LA solution pour voyager sans bouger de son fauteuil, bien au chaud. Du délice par la voie des ondes.

Samuel Beam, dit Iron & Wine, compositeur interprète en concert au Tempodrom le 9 novembre 2019 à Berlin, Allemagne.
Samuel Beam, dit Iron & Wine, compositeur interprète en concert au Tempodrom le 9 novembre 2019 à Berlin, Allemagne. © Getty / Frank Hoensch / Redferns

« Muddy Hymnal », l’ultime chanson, concluant un album qui, en 2002,  a fait découvrir une voix, très attachante, celle d’un auteur et compositeur, très bien guitariste aussi, Sam Beam. Lequel, comme Bon Iver, a choisi alors de se dissimuler derrière un pseudonyme énigmatique, Iron and Wine, fer et vin, qui laissait plutôt imaginer un groupe. Sam Beam, qui a quelques années de plus que Justin Vernon, est un garçon originaire de la campagne de Caroline du Sud, dont l’enfance a été très marquée par les visites à la ferme de son grand-père, les ambiances de la campagne, les paysages, les animaux, tout ça. 

Il fait partie de ces musiciens, il y en a, qui ont une approche très graphique de la musique, pour lesquels, si vous préférez, la musique est aussi un art visuel. Dont les chansons évoquent des paysages, de voyages, des ambiances, comme des dessins, des tableaux ou des photos. D’ailleurs Sam Beam, qui se destinait à la peinture, s’est finalement orienté vers des études de cinéma et a donné des cours. C’est lui qui dessine les pochettes de ses CD et réalise ses vidéos. 

Sam Beam a commencé, comme nombre de musiciens, par réaliser chez lui des maquettes de ses chansons. Il les a gravées voici près de vingt ans sur un magnétophone quatre pistes, jouant seul de tous les instruments, imaginant que d’autres musiciens allaient ensuite lui permettre de les développer. Mais, ça arrive parfois, ceux qui ont entendu ces maquettes ont estimé qu’il serait superflu de les orner en y ajoutant quoi que ce soit, et que, d’une certaine façon, ça romprait le charme. Et, c’est vrai, il y a un bruit de fond indéfinissable, la prise de son a un grain indéfinissable, on a l’impression d’entendre un document d’archive, un enregistrement réalisé dans une chambre de motel près d’une gare, c’est comme ça qu’on a enregistré les premiers musiciens de blues. 

Ce sont ces maquettes, telles quelles, qui ont constitué le premier album de Iron & Wine, sorti en 2002 et intitulé The Creek Drank the Cradle, qui a marqué le départ d’un très beau parcours, où Sam Beam, enfin Iron and Wine, s’est imposé comme un musicien à part, entre folk et jazz, aux rythmes parfois inspirés de la musique latino-américaine, brésilienne en particulier, ou encore africaine. Une sorte de Paul Simon de ce début de vingt et unième siècle. 

  • Bon Iver : « Skinny Love » extrait de l’album « For Emma, Forever Ago »
  • Great Lake Swimmers : « Moving Pictures Silent Films » extrait de l’album « Great Lake Swimmers »
  • Iron & Wine : « Muddy Hymnal » extrait de l’album « The Creek Drank the Cradle » 
  • Sparklehorse : « Homecoming Queen » extrait de l’album « Vivadixiesubmarinetransmissionplot » 
  • The Wrens : « The House That Guilt Built » extrait de l’album « The Meadowlands » 
  • Jessica Pratt : « This Time Around » extrait de l’album « Quiet Signs » 
  • Emitt Rhodes : « Lullabye » extrait de l’album « The Emitt Rhodes Recordings (1969-1973) » 
  • Paul McCartney : « Junk - Remastered 2011 » extrait de l’album « McCartney II » 
  • Cowboy Junkies : « Sweet Jane » extrait de l’album « The Trinity Session » 
  • John Martyn : « Small Hours » extrait de l’album « One World » 
  • Nils Frahm : « Al Melody » extrait de l’album « All Melody » 
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