Ce soir, Michka Assayas rend hommage à l'une des légendes du punk, Pete Shelley, mort à 63 ans. Le fondateur du groupe Buzzcocks avait révolutionné la scène anglaise au milieu des années 1970, aux côtés des Sex Pistols ou encore The Clash, à ne pas rater !

Le groupe de punk rock britannique, originaire de Bolton, Manchester, Buzzcocks, en 1978
Le groupe de punk rock britannique, originaire de Bolton, Manchester, Buzzcocks, en 1978 © Getty / Fin Costello / Redferns

Êtes-vous un jour tombé amoureux ou amoureuse de quelqu’un avec qui vous n’auriez pas dû ? Ceux qui répondent : non, ne doivent pas appartenir à l’espèce humaine. C’est la question que posait en 1978 Pete Shelley, le chanteur et compositeur principal des Buzzcocks. Et dont on vient d’apprendre la disparition brutale il y a quelques jours à l’âge de soixante-trois ans. Un infarctus, apparemment. 

Le nom de Pete Shelley et des Buzzcocks n’est pas connu du grand public en France, au même titre, disons que les Sex Pistols ou The Clash, alors qu’en réalité les Buzzcocks ont autant, voire plus que ses groupes, contribué à la naissance du punk rock comme style musical nouveau, dans les années 1976 et 1977. 

En tout cas leur influence a été plus profonde et pus durable. Pourquoi ? Eh bien pour une raison simple. Au fond, Pete Shelley et ses camarades ont été les premiers punks à ne pas être des poseurs. Je le dis un peu violemment mais au fond, c’est vrai. 

Les Buzzcocks étaient des Anglais du nord, des provinciaux. Ils n’étaient pas habillés par Vivienne Westwood et ne décoraient pas leurs chemises avec des motifs inspirés des toiles de Jackson Pollock. Leurs chansons parlaient des joies et des peines de Monsieur et Madame tout le monde, sur les photos ils avaient d’ailleurs l’air coiffé et habillés comme Monsieur tout le monde et regardaient l’objectif avec cette expression vide de ceux qui se demandent pourquoi on les prend en photo, tellement ils pensent que leur gueule n’a aucun intérêt. Pete Shelley et son camarade Howard Trafford, dit Howard Devoto, ont été, à l’été 1976, les seuls et uniques punks de la ville de Manchester(...)

Buzzcocks :

  • « Ever Fallen in Love (With Someone You Shouldn’t’ve?) » extrait de l’album « Love Bites » (remasterisé) 
  • « Boredom » EP « Spiral Scratch » 
  • « Fast Cars » extrait de la compilation « Operators Manual (Buzzcocks Best) » 
  • « What Do I Get? » extrait de la compilation « Singles Going Steady » (remasterisé en 2001) 
  • « I Don’t Mind » extrait de la compilation « Singles Going Steady » (remasterisé en 2001) 
  • « Love You More » extrait de la compilation « Singles Going Steady » (remasterisé en 2001) 
  • « Promises » extrait de la compilation « Singles Going Steady » (remasterisé en 2001) 
  • « Sixteen Again » extrait de l’album « Love Bites » (remasterisé en 1996) 
  • « You Say You Don’t Love Me » extrait de l’album « A Different Kind of Tension » (remasterisé en 2008) 
  • « Hollow Inside » extrait de l’album « A Different Kind of Tension » (remasterisé en 2008) 

Pete Shelley : 

  • « Homosapien » extrait de l’album « Homosapien » 
  • « You Know Better Than I Know » extrait de l’album « XL1 » 
  • « Twilight » extrait de l’album « XL1 » 
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