Michka Assayas profite de la sortie de "Dionysus" le tout nouvel album de "Dead Can Dance" pour entreprendre, comme le duo, un périple sonore à travers les folklores du monde.

Dead Can Dance, Lisa Gerrard et Brendan Perry, en concert à la Spandauer Zitadelle, le 17 juin 2013 à Berlin.
Dead Can Dance, Lisa Gerrard et Brendan Perry, en concert à la Spandauer Zitadelle, le 17 juin 2013 à Berlin. © Getty / Frank Hoensch / Redferns

(...)C’était ça, la chance. Perry bricolait avec un synthétiseur, Lisa, formée au chant lyrique, dotée d’une très belle voix de mezzo soprano, circulait plutôt dans les milieux de l’avant-garde musicale. Mais elle avait une particularité : chanter depuis l’enfance dans une langue inventée, comme elle a eu plusieurs fois l’occasion de le raconter, par les conversations et, bien sûr, les musiques qu’elle entendait dans le quartier de Melbourne où elle avait grandi, où vivait une importante communauté gréco-turque. 

Ils ont d’abord créé un groupe à quatre du nom de Dead Can Dance, d’après le nom d’un masque aborigène, les "Morts peuvent danser", fortement influencé par Joy Division, bon, ce n’étaient pas les seuls en ce temps-là. (...)

En 1984, la musique de Dead Can Dance, où Brendan Perry et Lisa Gerrard chantent à tour de rôle, est encore très marquée par l’influence de Joy Division, quoique très dominée par les synthétiseurs et, déjà, des percussions très variées, un domaine qu’il ne cessera d’explorer, accumulant une collection d’instruments du monde entier. Mais dès l’année suivante, dans un album intitulé "Spleen and Ideal", "Spleen et idéal", comme chez Baudelaire, le groupe commencera à dessiner une identité plus marquée : apparition d’instruments classiques, trombone et violoncelle, emprunts à la musique médiévale et de la Renaissance, sonorités et harmonies des folklores celtiques et du Moyen-Orient. Ce sera le début d’un grand voyage musical et mystique pour Dead Can Dance, voyage qu’on aura l’occasion d’approfondir dans le Very Good Trip de jeudi soir. 

  • Dead Can Dance : « ACT I : Dance of the Bacchantes » extrait de l’album « Dionysus » 
  • Bokanté, Metropole Orkest conducted by Jules Buckley : « All the Way Home » extrait de l’album « What Heat » 
  • Kapela Maliszów : « Zawiśloczek » extrait de l’album« Wiejski Dżez » 
  • Saz’iso : « Fole moj mike një fjalë » extrait de l’album « At Least Wave Your Handkerchief at Me (The Joy and Sorrows of Southern Albanian Song) » 
  • Anda Union : « Boomborai » extrait de l’album « Heemor (Windhorse Reprise) » 
  • Gaye Su Akyol : « Bağrımızda Taş » extrait de l’album « İstikrarlı Hayal Hakikattir » 
  • ROSALÍA : « NANA - Cap. 9 : Concepcíon » 
  • Anandi Bhattacharya : « Jai Ganesh » extrait de l’album « Joys Abound » 
  • Trio da Kali and Kronos Quartet : « God Shall Wipe All Tears Away » extrait de l’album « Ladilikan » 
  • Ozan Aksoy : « Dandini » extrait de l’album « Ozan » 
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