Dans Very Good Trip, une devinette : quel musicien chevronné a dit récemment : "mais ça préoccupe qui de savoir si le rock est mort ?".

 The Who, Roger Daltrey et Pete Townshend sur scène au stade de Wembley le 6 juillet 2019 à Londres, en Angleterre.
The Who, Roger Daltrey et Pete Townshend sur scène au stade de Wembley le 6 juillet 2019 à Londres, en Angleterre. © Getty / Samir Hussein / WireImage

Oui, "Who gives a fuck ?", "Qu’est-ce qu’on en a à battre ?"  Quand, comme Pete Townshend, on a soixante-quatorze ans, franchement, qu’est-ce que ça peut bien vous foutre que le rock soit mort ? 

Être en vie, ça, oui, ça compte. Être encore capable de faire des bonds, en studio, parce qu’on est surexcité par le son d’une chanson qu’on vient d’enregistrer, ça, oui, c’est vital. Et c’est ce qui vient de lui arriver, c’est lui qui le dit. Pour la première fois depuis longtemps, son groupe, les Who, sort un nouvel album, à paraître au début du mois prochain. Il s’appellera simplement "WHO". 

Le vieux compère de Townshend, le chanteur Roger Daltrey, le seul survivant avec lui de la bande d’origine, dit que c’est le meilleur du groupe depuis "Quadrophenia", qui remonte à l’année 1973. 

Ce titre que vous venez d’entendre, "All This Music Must Fade", circule déjà et c’est vrai qu’il sonne déjà comme un classique oublié, même si le propos n’a, lui, rien de classique. 

Toute cette musique doit s’évanouir, comme le tranchant d’une lame finit par s’émousser, un jour il n’en restera plus rien. Et alors, disent Townshend et Daltrey, on s’en fout. Comme dit Daltrey, le glamour s’est peut-être dissipé il y a longtemps mais, je le cite :"putain, la musique est toujours géniale". 

Il ne l’a pas dit précisément à propos de cet album, dont il s’est déclaré très fier, mais des concerts que les Who redonnent régulièrement depuis la fin des années quatre-vingt-dix. Et ce sans interruption malgré la mort brutale de John Entwistle en 2002, ce bassiste dont l’expression impassible de croque-mort tranchait si drôlement avec le splendide jeu swingant. 

À propos de ces tournées, Pete Townshend, avec une franchise qui n’étonnera que ceux qui le connaissent mal, dit qu’il ne les enchaîne que pour emplir son compte en banque. Et ce, afin de financer ses projets personnels, qui lui sont chers et qui sont chers, aussi.

  • The Who : « All This Music Must Fade » single 
  • Bob Mould : « I Don’t Mind » single 
  • Green Day : « Father of All Motherfuckers » 
  • Redd Kross : « Fighting » album « Beyond the Door » 
  • Mike Krol : « Won’t Be Alone Tonight » single 
  • Young Guv : « Roll with Me » extrait de l’album « GUV I » 
  • Jeff Lynne’s ELO : « Down Came the Rain » extrait de l’album « From Out of Nowhere » 
  • Pretty Vicious : « These Four Walls » extrait de l’album « Beauty of Youth » 
  • The Hives : « I’m Alive » single 
  • Mikal Cronin : « I’ve Got Reason » single                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               
  • Superchunk : « Like a Fool - 2019 Acoustic » extrait de l’album « Acoustic Foolish » 
  • Liam Gallagher :  « Once » extrait de l’album « Why Me ? Why Not. » 
  • Paul Weller : « Aspects » extrait de l’album « True Meanings » 
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.