Les origines du funk remontent aux années 1950, où l'idée de ces rythmiques est venue des bars de La Nouvelle-Orléans qui étaient pauvres et ne possédaient qu'un piano pour distraire la clientèle. La suite, c'est dans Very Good Trip !

Le musicien, chanteur, auteur-compositeur, danseur et producteur, James Brown au Newport Jazz Festival, vers 1968.
Le musicien, chanteur, auteur-compositeur, danseur et producteur, James Brown au Newport Jazz Festival, vers 1968. © Getty / Hulton Archive

James Brown, c'est le parrain du genre. Michka Assayas n'a donc pas pu l'oublier, et on commence par ce hurlement qu'on connait tous pour la chanson I Got You, I Feel Good. Il a une trentaine d'années et une carrière fabuleuse qui l'attend, dans ces années 60. 

Ce rugissement initial a été échantilloné à maintes reprises dans les années 80. Les rappeurs notamment se servaient allègrement des chansons de James Brown pour créer leurs propres sons. Mais pourquoi ? Parce que ce qui est mis en avant dans ces chansons, et pour la première fois dans la musique noire, ce sont les rythmiques. C'est-à-dire quelque chose qui se produisait déjà dans la musique afro-cubaine. Mais avec James Brown, cela prend une autre dimension : la mélodie passe au second plan par rapport au rythmique. 

A cette époque-là, le funk n'est pas encore un genre musical à part entière. Il se situe encore dans le rythm'n blues et dans la soul. Le funk, en anglais d'Angleterre, cela signifie "la trouille, la pétoche", mais dans l'argot noir-américain, rien à voir. "Funky" désigne ce qui transpire, ce qui suinte. Dans le domaine musical, notamment pour les acteurs musicaux du rock, cela a fini par désigner cette musique dont le rythme est très accentué sur le premier temps (comme l'est I Feel Good). 

En 1965, le style est investi de manière royale par James Brown avec I Got You, I Feel Good et Papa’s Got a Brand New Bag. Ces tubes font le tour du monde en inspirant au passage le rock, la musique afro-américaine... Pour Mick Jagger qui a 22 ans à l'époque, c'est une révolution, voire une secousse sismique. Alors que les Stones vont jouer sur un plateau de télé, Mick Jagger s'est caché dans les toilettes par peur de jouer devant James Brown, c'est dire l'impact du chanteur sur la musique américaine. 

James Brown est une bête de scène, un show man en puissance. Il se déplace avec une vingtaine de chanteurs et de danseurs, et devient une tornade sur scène. Il n'hésite pas à simuler des évanouissement sur scène et finit en général ses concerts à genou.

Découvrez-en plus sur la légende James Brown en réécoutant Very Good Trip 

Cette émission est une rediffusion du 12 juillet 2016, pour retrouver la programmation musicale, cliquez ici.

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