Aujourd’hui, poursuite de notre voyage dans le funk des années 70 et 80. À l’ombre de celui qui a été sans doute le génie du genre.

Prince, Fabulous Forum, Inglewood Californie, février 1985
Prince, Fabulous Forum, Inglewood Californie, février 1985 © Getty / Michael Ochs Archives

Prince : « Kiss » compilation « The Hits/The B-sides ». Qui ne s’est pas levé au cours d’une soirée pour danser dès qu’il ou elle a entendu les premières mesures de cette chanson, « Kiss », de Prince, qui remonte à 1986, trente ans déjà ? A l’origine Prince avait réalisé une maquette de cette chanson dans un style blues destinée à un groupe qui s’appelait Mazarati.

George Clinton : « Atomic Dog » compilation "Greatest Hits – Straight Up". Ce chanteur est à l’origine d’un genre qu’il a baptisé lui-même le p-funk, le Pé funk. Alors il y a plusieurs interprétations possibles : ça peut vouloir signifier funk psychédélique, ou bien les initiales des deux groupes qu’il a animés, Parliament et Funkadelic ou encore pure funk, funk pur. En tout cas, c’est un courant dont l’influence a été immense dans la musique des années 70 et 80, et pas seulement noire : les Talking Heads de David Byrne ont été très marqués par le funk de George Clinton, au point d’ailleurs d’avoir recruté un musicien exceptionnel qui vient de nous quitter, le joueur de claviers Bernie Worrell, un musicien de formation classique, pionnier de l’utilisation du synthétiseur dans la musique noire.

Cameo : « Word Up » compilation « The Best of Cameo, Vol. 1 » . Le trio de funk et pop new-yorkais Cameo a sorti ce tube international en 1986, la même année que Kiss de Prince. Il y a des similitudes avec le son de Prince, même si c’est moins original.

Michael Jackson : « Scream » album « HIStory : Past, Present and Future, Book I ». Il est difficile de ne pas penser à Prince quand on écoute ce titre de 1995, peu diffusé aujourd’hui. Il est intéressant parce qu’il a été réalisé par Michael Jackson avec sa sœur Janet et deux réalisateurs artististiques originaires de Minneapolis, comme Prince, Jimmy Jam et Terry Lewis.

Klymaxx: « A Meeting in the Ladies’ Room (radio edit) » compilation Artistes divers « ‘80’s Soul – Gold ». La chanteuse Bernadette Cooper raconte qu’elle a un rendez-vous aux toilettes pour dames dans la discothèque où elle danse. Elle a besoin de se refaire une beauté parce qu’elle ne supporte pas de voir d’autres femmes se pavaner atour de son homme, qui semble un spécimen particulièrement attirant.

Kool & the Gang: « Celebration (single version) ». A l’origine c'est un groupe de jazz qui s’est mis au funk sous l’influence de James Brown et s’est mis à donner des spectacles de carnaval en tenues bariolées sous l’influence de George Clinton et de ses groupes Parliament et Funkadelic.

Bootsy Collins : « Bootzilla » compilation « Back in the Day : The Best of Bootsy ». Impossible de parler de funk sans écouter ce musicien qui est un des plus importants du genre : Bootsy Collins. Bassiste du groupe de James Brown en 1968, alors qu’il n’avait que dix-sept ans, William Collins, dit Bootsy, est celui qu’on entend dans des titres comme « Get Up I Feel Like Being a Sex Machine ». En 1971, à dix-neuf ans, Bootsy anime son propre groupe les House Guests, très inspiré du style psychédélique, musical et visuel, de Sly and the Family Stone.

The Brothers Johnson : « Get the Funk Out Ma Face » compilation « Strawberry Letter 23 – The Very Best of the Brothers Johnson ». The Gap Band : « Steppin’ Out » compilation « The Best of the Gap Band ». C'est un grand succès en 1979 sur les pistes de danse pour un groupe qui s’appelait The Gap Band. C’était trois frères qui venaient de la ville de Tulsa dans l’Oklahoma, la ville du regretté guitariste de blues JJ Cale, et qui avaient connu le succès au tournant des années 70 et 80 e s’associant avec un compositeur artistique californien, Lonnie Simmons.

Prince : « Cream » compilation « The Hits/The B-sides ». Cream, c’est assez sexuel. To cream, en argot, c’est exulter, être en liesse. Et puis ça désigne aussi l’excitation féminine. On ne sait pas trop à qui s’adresse cette chanson, où il dit à un personnage, sans doute féminin, qu’elle est la meilleure, que c’est à elle de prendre les commandes. Cela dit, il se peut que Prince ait adressé cette chanson à lui-même, puisqu’il l’aurait écrite, censément, devant son miroir.

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