David Byrne a toujours été curieux de nature, et a été ouvert très tôt aux musiques du monde, d'ailleurs, il a fondé un label "Luaka Bop". Michka Assayas nous donne envie ce soir d'en savoir plus !

Le chanteur Sergio Dias du groupe "Os Mutantes" sur scène pendant le Tropicalia Music and Taco Festival au Queen Mary Events Park le 11 novembre 2017 à Long Beach en Californie.
Le chanteur Sergio Dias du groupe "Os Mutantes" sur scène pendant le Tropicalia Music and Taco Festival au Queen Mary Events Park le 11 novembre 2017 à Long Beach en Californie. © Getty / Scott Dudelson

"(...)Un tour de force, entre psychédélisme et musique dite progressive, ça remonte à l’année 1970. La chanson s’appelait « Ando Meio Desligado », en portugais ça veut dire je ne me sens pas très bien. Le groupe qui l’interprétait avait pour nom Os Mou’taantchiss, les Mutants. Le musicien qui avait fondé le groupe au milieu des années 60 à Sao Paulo, Ar’naawdou Ba’tchisteu, avec son jeune frère ‘Serdjou ‘Djieusse et sa fiancée RI-ta Lee, avait, c’est vrai, un certain grain. Arnaldo a en effet pas mal abusé du LSD dans ces années-là, ce qui lui a valu au début des années 70 un internement psychiatrique dont il a cherché à échapper, hélas, ça ne s’invente pas, en sautant par la fenêtre. Les Mutantes ont joué un rôle historique en participant à ce qu’on a appelé le mouvement du tropicalisme au Brésil, je vous en ai parlé tout à l’heure. Avec Gil’berto Gil et Caetano Veloso, les Mutantes avaient fait scandale dans le Brésil de 1968. Pourquoi scandale ?  Eh bien alors le pays était à la fin des années 60 régi, comme je vous le disais, par une dictature militaire très nationaliste. Ces jeunes musiciens qui avaient introduit au Festival de musique populaire brésilienne des guitares électriques, étaient regardés comme des déviants soumis à l’influence délétère de l’impérialisme américain et de son rock psychédélique drogué et décadent, corrupteur de la jeunesse. David Byrne, on y revient, a découvert dans les années 80 la musique des Mutantes et en a été ébloui. (...)"

Jorge Ben : « Ponta de Lança Africano (Umbabarauma) » extrait de l’album « África Brasil » 

Tom Zé : « Mã » extrait de l’album « Studies of Tom Zé : Explaining Things So I Can Confuse You » 

Os Mutantes : « Ando Meio Desligado » extrait de l’album « A Divina Comédia ou Ando Meio Desligado » 

Susana Baca : « Xanaharí » extrait de l’album « Eco de Sombras » 

Zap Mama : « Rafiki (DNA Remix) » extrait de l’album « A Ma Zone » 

Shoukichi Kina : « Jing Jing » extrait de la compilation « Asian Classics - the Best of Shoukichi Kina - Peppermint Tea House » 

William Onyeabor : « Body & Soul » extrait de l’album « Body & Soul » 

Waldemar Bastos : « Sofrimento » extrait de l’album « Pretaluz (Backlight) » 

Silvio Rodríguez : « Sueño con Serpientes » extrait de l’album « Cuba Classics - Greatest Hits - Canciones Urgentes, Los Grandes Exitos » 

Yoñlu : « Luana (Mecânica Celeste Aplicada) » extrait de l’album « A Society in Which No Tear Is Shed Is Inconceivably Mediocre » 

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