Si vous avez envie de vous lâcher, de tournoyer, de vous évader, loin, très très loin, alors Very Good Trip est fait pour vous !

Laurent Garnier et les Limiñanas
Laurent Garnier et les Limiñanas © Marcel Tessier Caune

« Que Calor, Que Calor », eh oui, ça monte dans toute la France et ça s’imposait d’écouter ce tout nouveau titre issu d’une collaboration dont je vous ai parlé, le mois dernier, celle de Laurent Garnier avec le duo catalan des Limiñanas. 

L’album De Pelicula sortira début septembre, ils l’ont réalisé à distance, j’allais dire en télé-travail, ben oui, au fond, c’est ça, dans l’idée, sûrement, que cette musique réunira très vite des gens pour de vrai, ensemble, qui se défouleront, auront chaud, se secoueront de façon désordonnée, rentreront les uns dans les autres, sans respecter les gestes barrière. Se secouer de façon désordonnée, avoir chaud, se défouler, tout ça, le chanteur-diseur hispanophone qu’on vient d’entendre, Eduardo Henriquez, alias Edi Pistolas, ça le décrit, en partie assez bien, c’est lui qu’on vient d’entendre éructer ce texte sans queue ni tête, pardon j’ai pas fait exprès, où, ça, j’ai relevé, il parlait à la fin des « cojones del perso », eh oui, les couilles du chien. 

Henriquez est un musicien au parcours très personnel, j’avais croisé son nom, peut-être, sûrement entendu sa musique. C’est un peu le fils caché qu’Iggy Pop ou Alan Vega auraient ou avoir à Santiago de Chili, apparu dans les années quatre-vingt-dix. Même si Eduardo s’était plutôt créé à ses débuts la dégaine de Lou Reed jeune au sein du Velvet Undeground, coupe au bol un peu hirsute quand même, pull marin à larges rayures et lunettes noires enveloppantes. Il a fondé là-bas, il y a vingt-cinq ans au moins, un groupe nommé Panico, entre rock’n’roll garage psychédélique et transe froide. En compagnie de sa moitié, une musicienne française, Caroline Chaspoul, avec laquelle il vit et collabore toujours dans un appartement du centre parisien dont ils ont équipé une partie en studio, pas très bien insonorisé, de leur propre aveu, où, grâce à des voisins tolérants, ils arrivent à faire de la musique, en gros, entre dix heures et dix-huit heures. 

Il y a une dizaine d’années, Eduardo et Caroline ont vécu une expérience qui a changé leur rapport à la musique. Un voyage dans le désert d’Atacama au Chili, plusieurs centaines de kilomètres au nord de Santiago. Ils ont décidé de laisser tomber les instruments conventionnels propres à un groupe de rock, guitare, basse, batterie, claviers, pour, je cite une interview qu’ils avaient donnée en 2018 à Philippe Richard du quotidien Ouest France, « enregistrer un disque avec les éléments du désert et travailler avec des matériaux bruts ».

  • Limiñanas/Garnier : « Que Calor ! - Edit » (featuring Edi Pistolas) single 
  • Working Men’s Club : « X » single 
  • IDLES : « Damaged Goods » extrait de l’album Artistes divers « The Problem of Leisure : A Celebration of Andy Gill and Gang of Four » 
  • Wolf Alice : « Play the Greatest Hits » extrait de l’album « Blue Weekend » 
  • TEKE ::TEKE : « Yoru Ni » extrait de l’album « Shirushi » shunter vers 
  • King Gizzard & the Lizard Wizard : « O.N.E. » extrait de l’album « L.W. » 
  • Altin Gün : « Maçka yolları » extrait de l’album « Yol » 
  • Antonis Antoniou : « Ttappa Kato » extrait de l’album « Kkismettin » 
  • LoneLady : « (There Is) No Logic » single 
  • Poté : « Young Lies » (featuring Damon Albarn) extrait de l’album « A Tenuous Tale of Her » 
  • BLK JKS : « iQ(w)ira - Machine Learning Vol. 1 » extrait de l’album « Abantu/ Before Humans » 
L'équipe
Thèmes associés