Un Very Good Trip "voyageur" ce soir, grâce à Michka Assayas !

Paul Simon, auteur-compositeur-interprète,  sur scène le 22 septembre 2016 à New-York.
Paul Simon, auteur-compositeur-interprète, sur scène le 22 septembre 2016 à New-York. © AFP / Theo Wargo / Getty Images pour Citoyen du Monde

À l’exemple de nombreuses familles issues des classes moyennes, contraintes depuis longtemps de quitter le centre des villes pour trouver de l’espace ailleurs, Koenig est plutôt un banlieusard qui, grâce à l’abondante discothèque de son père, a pu s’initier à des musiques très variées. Ça allait de l’Allemand Kraftwerk, un groupe qu’il adorait, pionnier de l’électro-pop, aux Specials. 

Les Specials groupe multi-racial du centre de l’Angleterre, qui avait mêlé en son temps, le tournant des années soixante-dix et quatre-vingt, ska, reggae, punk-rock, funk, musique antillaise et puis aussi musiques tropicales très orchestrées à la mode des années cinquante. Un éclectisme qui a certainement marqué Koenig et qu’il a transmis à ses camarades, le multi-instrumentiste Rostam Batmanglij, très doué pour l’orchestration, le batteur Chris Tomson et, enfin, le bassiste Chris Baio. Tous étudiants à Columbia, ils avaient très naturellement formé un groupe. 

Mais enfin il ne faut pas oublier qu’avant de s’inspirer de diverses musiques africaines, Congo, Nigeria, Afrique du Sud, Madagascar, aussi, sous l’influence d’un camarade guitariste, Dave Longstreth, du groupe Dirty Projectors, Erza Koenig a été un garçon de son temps, amateur d’électro-rock et de hip-hop. 

D’ailleurs, dans un de ses groupes précédant la naissance de Vampire Weekend, et qui s’appelait l’Homme, comme en français, l’Homme Run, eh oui, Ezra Koenig était rappeur. Alors, bien sûr, les musiciens de rock, indépendant ou pas, au sens très large, ont découvert depuis longtemps les musiques africaines, il y en a beaucoup, pour élargir leur palette rythmique. Et elles se trouvent parfois là où l’on ne s’attendrait pas à les trouver. Je n’entre évidemment pas ici dans le débat sur les racines africaines du rock, qui sont très profondes, c’est une autre histoire.

  • Vampire Weekend : « This Life » extrait de l’album « Father of the Bride » 
  • Paul Simon : « Me and Julio Down by the Schoolyard » extrait de l’album « Paul Simon » 
  • Talking Heads : « (Nothing But) Flowers » (Remastered) extrait de la compilation « The Best of Talking Heads » 
  • The Smiths : « This Charming Man - 2011 Remaster » extrait de l’album « The Smiths » 
  • Orange Juice : « Rip It Up » extrait de l’album « Rip It Up » 
  • Bow Wow Wow : « (I’m a) TV Savage » compilation « Love, Peace & Harmony : The Best of Bow Wow Wow » 
  • The Raincoats : « Ooh Ooh La La » extrait de l’album « Moving » 
  • Lizzy Mercier Descloux : « Mais où sont passées les gazelles? » extrait de l’album « Zulu Rock » 
  • Paul Simon : « Crazy Love, Vol. II » extrait de l’album « Graceland (25th Anniversary Collection) » 
  • Iron & Wine : « Pagan Love and a Borrowed Car » extrait de l’album « The Shepherd’s Dog » 
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