Longtemps absent, l’ex-Talking Heads revient avec "American Utopia", album dans lequel il tente de dépeindre le monde tel qu'il est aujourd'hui avec ses textes et sa voix. Michka Assayas nous raconte bien sûr ...

David Byrne se produit sur scène lors du gala WITNESS 25th Anniversary au Edison Ballroom le 11 mai 2017 à New York.
David Byrne se produit sur scène lors du gala WITNESS 25th Anniversary au Edison Ballroom le 11 mai 2017 à New York. © Getty / Dia Dipasupil

"(...)« I Dance Like This », un titre extrait du tout nouvel album de David Byrne, American Utopia. Un enregistrement différent de tout ce qu’il a pu réaliser avant. À l’origine, son collaborateur historique, Brian Eno, lui a fourni des trames rythmiques, comme il l’avait déjà fait plusieurs fois. Mais le plan initial a été complètement modifié une fois que David Byrne a commencé à travailler avec un jeune réalisateur artistique norvégien, basé à Londres, Mattis With. Marttis With travaille avec l’équipe du label Young Turks, une marque abritée par XL, et qui diffuse les enregistrements du groupe The XX ou de la rappeuse FKA Twigs. Mattis With a osé dire à Byrne que les trames d’Eno étaient bien  mais pas suffisantes. Il a fait appel à Rodaidh McDonald, un trentenaire qui a travaillé avec la chanteuse Adele, Vampire Weekend et aussi King Krule. L’idée de cette équipe a consisté à adresser les pistes, sous forme de fichiers numériques, à divers jeunes réalisateurs artistiques et remixeurs, pour que, je cite, « ils en renvoient une version ré-imaginée ». Alors, comme David Byrne s’en amuse, ceux-ci ont généralement des noms qui ressemblent à des entreprises, comme MMPH. Autrement, les chansons de ce disque, American Utopia se veulent le reflet des interrogations de David Byrne, un homme de soixante-cinq ans qui se demande, il n’est pas le seul, s’il existe encore des raisons de ne pas désespérer de l’Amérique et de la civilisation occidentale en général. Une utopie est-elle encore possible alors que tout nous pousse au pessimisme ? La réponse qu’il a donnée dans une interview récente est très américaine : « Il y a plein de choses que j’aime touchant l’Amérique. Il y en a aussi plein que je méprise. Parfois les deux se mélangent ». On ne saurait mieux dire. Il faut aussi souligner que, parallèlement à la publication de cet enregistrement, David Byrne a tenu récemment une conférence à la Roundhouse de Londres où il a tenu à mettre en relief, par une série d’exemples, des raisons d’espérer dans le monde d’aujourd’hui où tout semble se conjuguer pour nous désespérer. Une ville texane, Georgetown, dont le maire est un Républicain qui, en plein pays pétrolier, a réussi à faire la transition vers des énergies propres. Le système des prisons en Norvège où, en cherchant à instruire et réformer les détenus, on a fait baisser le taux de récidive. L’exemple du Portugal, qui considère la drogue comme un problème de santé publique et non de criminalité, et où le nombre de morts par surdose a considérablement chuté. Et ainsi de suite.(...)"

David Byrne :

  • « A Long Time Ago » extrait de l’album « David Byrne » 
  • « A Soft Seduction » extrait de l’album « Feelings » 
  • « Sad Song » extrait de l’album « David Byrne » 
  • « The Great Intoxication » extrait de l’album « Look Into the Eyeball » 
  • « Burnt by the Sun » extrait de l’album « Feelings » 

Talking Heads : « Cool Water » extrait de l’album « Naked » 

David Byrne : « I Dance Like This » extrait de l’album « American Utopia » 

David Byrne - Brian Eno : « The River » extrait de l’album « Everything That Happens Will Happen Today » 

David Byrne - St. Vincent : « Outside of Space and Time » extrait de l’album « Love This Giant » 

David Byrne : 

  • « Un di felice, eterea » extrait de l’album « Grown Backwards » 
  • « My Love Is You » extrait de l’album « David Byrne » 

David Byrne - Brian Eno : « Everything That Happens » extrait de l’album « Everything That Happens Will Happen Today » 

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