Après une très longue absence, Chris Isaak était de retour à Paris plus classe que jamais pour un concert unique dans la salle de l’Olympia. Michka Assayas nous emmène dans le monde du crooner américain.

Chris Isaak à l'Olympia le 2 novembre 2017 à Paris.
Chris Isaak à l'Olympia le 2 novembre 2017 à Paris. © Getty / David Wolff - Patrick/Contributeur

"(...)Alors, si on voulait jouer sur les mots, on pourrait dire que Chris Isaak n’a jamais été d’actualité. C’est vrai, déjà, quand on a commencé à parler de lui, il y a une trentaine d’années, il semblait sortir d’un autre temps : ses traits rappelaient le jeune Elvis, Ricky Nelson, aussi, sa coiffure gominée aussi, comme ses vestes et ses chemises vintage. Chris Isaak voulait être, entre guillemets, un vrai chanteur, à la fois digne et romantique, comme Roy Orbison, son modèle, qu’il a pu rencontrer peu de temps avant sa mort et lui a montré sa collection de guitares Gibson. Ou encore comme Dean Martin. Et, têtu, obstiné, fidèle aux siens -il joue depuis trente ans avec les mêmes musiciens-, comme à la musique qu’il aimait, Chris Isaak n’a jamais dévié. J’ai pensé à lui après avoir lu dans Libération un article touchant que Philippe Garnier, qui l’a connu à ses débuts et est resté en contact avec lui, lui a consacré. On y apprenait que Chris Isaak avait réchappé d’une très grave maladie pulmonaire, qu’on appelle la « Valley fever », la fièvre de la vallée, celle de San Hoa’quine, située en Californie, loin à l’est de San Francisco. Il paraît que des spores montent du sol quand il y a de fortes pluies après de longues périodes de sécheresse, elles sont fréquentes dans ces régions. Selon son témoignage, il aurait contracté cette grave maladie en s’occupant du jardin de sa vieille maman. Comme il le raconte drôlement : « Je suis entré à l’hôpital, j’étais baraqué comme Robert Mitchum, j’en suis sorti, je ressemblais à Woody Allen ». Une mésaventure qui cadre bien avec la personnalité de Chris Isaak : un homme traditionnel, dans le bon sens du terme, pour qui la famille et les amis sont ce qui compte le plus.(...)"

  • Chris Isaak : « Reverie » extrait de l’album « First Comes the Night » 
  • Aaron Lee Tasjan : « Memphis Rain » extrait de l’album « Silver Tears » 
  • Father John Misty : « Ballad of the Dying Man » extrait de l’album album « Pure Comedy » 
  • Yusuf/Cat Stevens : « You Can Do (Whatever)! » extrait de l’album « The Laughing Apple » 
  • Iron & Wine : « Call It Dreaming » extrait de l’album « Beast Epic » 
  • Fleet Foxes : « Kept Woman » extrait de l’album « Crack-Up » 
  • Sam Amidon : « Juma Mountain » extrait de l’album « The Following Mountain » 
  • Fionn Regan : « The Meetings of the Waters » extrait de l’album « The Meetings of the Waters » 
  • Cameron Avery : « Do You Know Me by Heart » extrait de l’album « Ripe Dreams, Pipe Dreams » 
  • Mark Kozelek : « I’m Not in Love » extrait de l’album « Mark Kozelek Sings Favorites » 
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