Ce soir, Michka Assayas vous a concocté une belle soirée musicale. On connaît bien Neil Hannon en France, on l’apprécie beaucoup chez nous depuis son apparition il y a près de trente ans déjà, au début des années quatre-vingt-dix. C’est un musicien qui occupe une place à part, à contre-courant.

L'auteur-compositeur-interprète Neil Hannon du groupe The Divine Comedy en concert le 8 décembre 2017 à Dublin, en Irlande.
L'auteur-compositeur-interprète Neil Hannon du groupe The Divine Comedy en concert le 8 décembre 2017 à Dublin, en Irlande. © Getty / Kieran Frost / Redferns

Avant d’être pleinement reconnu dans son pays, le Royaume Uni, il a d’abord été célébré en France. 

Ce n’est pas tout à fait étonnant parce que Neil Hannon se fait de notre pays une image un peu idéalisée, amoureuse en somme : le pays du mot d’esprit, du libertinage, où l’on sait dire des choses très osées tout en restant élégant jusqu’au bout des ongles Une vision un peu désuète, où le romantisme, l’érotisme et le cynisme ricanant se mêlent d’une façon trouble et, j’imagine, extraordinairement séduisante pour le fils de pasteur, élevé dans l’austère Irlande du Nord, qu’est Neil Hannon. Qui a plusieurs fois déclaré son admiration pour Serge Gainsbourg. 

Musicalement, Neil Hannon s’est surtout réclamé d’un compositeur classique contemporain anglais, Michael Nyman, associé à ce qu’on appelle le courant minimaliste, avec qui il a d’ailleurs collaboré. 

Il a longtemps travaillé étroitement avec un jeune joueur de hautbois et orchestrateur, l’Anglais Joby Talbot. Un rôle que tient à présent Andrew Skeet, un compositeur de musiques pour la télévision et le cinéma, qui a travaillé aussi pour George Michael et Sinead O’Connor.

  • The Divine Comedy : « The Life and Soul of the Party » extrait de l’album « Office Politics » 
  • The Leisure Society : « Arrivals & Departures » extrait de l’album « Arrivals & Departures » 
  • Villagers : « A Trick of the Light » extrait de l’album « The Art of Pretending to Swim » 
  • Ezra Furman : « Transition from Nowhere to Nowhere » extrait de l’album « Twelve Nudes » 
  • Morrissey : « Brow of My Beloved » single 
  • Richard Hawley : « Is There a Pill? » extrait de l’album « Further » 
  • Rose Elinor Dougall : « That’s Where the Trouble Started » extrait de l’album « A New Illusion » 
  • Ra Ra Riot : « Flowers » single 
  • (Sandy) Alex G : « Gretel » extrait de l’album « House of Sugar » 
  • Cate Le Bon & Bradford Cox : « Secretary » single 
  • Jesca Hoop : « Old Fear of Father » extrait de l’album « STONECHILD » 
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