Michka Assayas est raccord avec l'actualité musicale et avec la météo, le tout dans la joie et la bonne humeur, voici un début de semaine qui commence plutôt bien !

Mark Oliver Everett d'Eels sur scène, au Circo Price le 14 juillet 2014 à Madrid, en Espagne.
Mark Oliver Everett d'Eels sur scène, au Circo Price le 14 juillet 2014 à Madrid, en Espagne. © Getty / Juan Naharro Gimenez / Redferns

"(...)Mark Oliver Everett a publié il y a dix ans, en 2008, un livre autobiographique qui est sans doute le meilleur à jamais avoir été écrit par un musicien de rock, et j’inclus là-dedans les chroniques de Bob Dylan. Si vous lisez l’anglais, il s’appelle « Things the Grandchildren Should Know », « Des Choses que les petits-enfants devraient savoir », en français l’éditeur 13ème note, hélas disparu, l’a publié il y a quelques années sous le titre bizarre de « Tais-toi ou meurs ». Enfin, même si vous n’êtes pas des passionnés de musique, lisez-le, c’est, comme on dit, une leçon de vie. Qui ressemble d’ailleurs aux chansons de Mark Oliver Everett : simple, percutante et en même temps un peu grinçante. Comme toujours chez lui, il y a une tendance sous-jacente qui n’est jamais larmoyante. Mark Oliver Everett, enfin Eels, vient de sortir de quatre ans de silence, et publie un nouvel album qui s’appelle The Deconstruction, la Déconstruction. Pourquoi ce titre ? Eh bien, pour la première fois de sa carrière, cet homme, qui vient d’avoir cinquante-cinq ans, a remis en question sa façon de vivre. En 2014, épuisé physiquement et moralement après une longue tournée mondiale, il a décidé de s’arrêter de travailler. Il s’est marié, a eu un petit garçon, Archie, et a divorcé. Ça lui a pris quatre ans et, de son propre aveu, ça l’a pour ainsi dire occupé à plein temps. Comme il le dit drôlement, dans une formule qui évoque ce qu’on appelle le développement personnel, ça a été pour lui comme un programme d’auto-perfectionnement qu’il a appliqué de façon systématique. Je le cite : « On passe presque toute sa vie à ériger des barrières pour se protéger. » En gros, dès qu’il avait un problème, il écrivait une chanson et s’oubliait dans le travail. Alors, il a décidé de faire une expérience : voir ce qui se passerait s’il supprimait toutes ses défenses. Alors ça lui a apporté de bonnes choses mais pas seulement. Un vide, aussi, qu’il s’est mis à combler avec des chansons.(...)"

  • Eels : « Bone Dry » extrait de l’album « The Deconstruction » 
  • King Tuff : « Neverending Sunshine » extrait de l’album « The Other » 
  • Unknown Mortal Orchestra : « Ministry of Alienation » album « Sex & Food » 
  • Goat Girl : « Cracker Drool » extrait de l’album « Goat Girl » 
  • DRINKS : « Corner Shops » single 
  • Cabbage : « Molotov Alcopop » extrait de l’album « Nihilistic Glamour Shots » 
  • Hinds : « The Club » extrait de l’album « I Don’t Run » 
  • The Vaccines : « Maybe (The Luck of the Draw) » extrait de l’album « Combat Sports » 
  • Editors : « Hallelujah (So Low) » extrait de l’album « Violence » 
  • Holy Motors : « Honeymooning » extrait de l’album « Slow Sundown » 

A retenir : 

  • Deux dates prévues en France pour Eels,  le 9 juillet à Paris dans la salle de l’Olympia et le 19 juillet 2018 à Strasbourg dans la salle La Laiterie
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