Les émissions avec Michka Assayas se suivent mais ne se ressemblent pas du tout ! Il arrive toujours et encore à nous surprendre !

Beth Gibbons, chanteuse du groupe britannique de trip hop Portishead, Montreux Jazz Festival, en Suisse, le 10 juillet 2015.
Beth Gibbons, chanteuse du groupe britannique de trip hop Portishead, Montreux Jazz Festival, en Suisse, le 10 juillet 2015. © Maxppp / VALENTIN FLAURAUD/EPA

Est-ce que vous connaissiez ce groupe, cette musique, cette voix ? 

En ce qui me concerne, mais c’est évidemment un avis partial et partiel, These New Puritans est le groupe dont la découverte m’a le plus impressionné dans les années 2010. C’était grâce à un album qui s’appelait Hidden, paru en 2010, et qui m’a fasciné. 

J’ai eu l’impression d’entendre quelque chose de complètement neuf et qui, en même temps, était très accessible, sans rien de difficile ni de rebutant. These New Puritans, ces nouveaux puritains reviennent en ce printemps 2019 et publient leur premier album, six ans après le précédent, c’est beaucoup. Un album qui s’appelle « Inside the Rose » et dont vous venez d’entendre, un peu écourté et j’en suis désolé, mais c’est pour mieux y retourner, le titre d’ouverture, « Infinity Vibraphones ». 

Alors, soyons clair, These New Puritans est un groupe qui, depuis ses débuts, divise et risque d’ennuyer et peut-être de hérisser certains d’entre vous. Il est né de la vision d’un gamin aussi arrogant qu’obstiné, Jack Barnett, décidé à ne rien faire comme les autres. Un gamin qui, à l’âge de vingt et un ans, en 2010, déclarait dans une interview que, je cite, il était content à chaque fois qu’il croisait un musicien portant une guitare dans le dos. Parce que ça le réconfortait dans l’idée qu’autour de lui des centaines de musiciens ressassaient les mêmes clichés et les mêmes conventions alors que lui était assuré d’avoir une vision à lui, semblable à aucune autre. Le genre d’arrogance qu’on peut avoir à vingt ans, et qui peut d’ailleurs cohabiter avec la terreur d’être, dans le monde, un pur atome d’insignifiance.

  • These New Puritans : « Infinity Vibraphones » extrait de l’album « Inside the Rose » shunter vers 
  • C Duncan : « Health » single Elbow : « Magnificent (She Says) » extrait de l’album « Little Fictions » 
  • Anna Meredith : « Last Rose » extrait de l’album « Varmints » 
  • Catastrophe : « Perspectives » extrait de l’album « La nuit est encore jeune » 
  • Julia Holter : « Les Jeux to You - Edit » single 
  • Weyes Blood : « A Lot’s Gonna Change » extrait de l’album « Titanic Rising » 
  • Henryk Górecki - Symphony n°3 (Symphony of Sorrowful Songs) op. 36 performed by Beth Gibbons and the Polish National Radio Symphony Orchestra conducted by Krzysztof Penderecki : « II. Lento e largo - Tranquillissimo » 
  • These New Puritans : « Where the Trees Are on Fire » extrait de l’album « Inside the Rose » 
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