Et pourquoi Procol Harum ce soir pour un concert idéal ? Réponse ce soir avec Michka Assayas !

Procol Harum photographié à la fin des années 1960.
Procol Harum photographié à la fin des années 1960. © Getty / Photoshot / Contributeur

"(...)Il s’appelait Procol Harum et, pour beaucoup, il est resté l’auteur d’une seule chanson, immense titre de gloire, oui, mais aussi, comme on dit, arbre qui cache la forêt. Une forêt d’une variété et d’une richesse insoupçonnables, longtemps occultée par cet arbre éblouissant. Autant vous prévenir loyalement, nous allons nous y enfoncer toute cette soirée pour en visiter quelques-uns des plus beaux sites. Pas tous hélas, parce que une heure, c’est court. Pourquoi vous parler de Procol Harum ce soir ? Eh bien, déjà, parce que, contrairement à bien d’autres monuments de la période, ce groupe est toujours actif et vivant. Même s’il ne comporte plus qu’un seul membre d’origine, celui qui en est l’âme et la voix, le pianiste et mélodiste Gary Brooker. Procol Harum a donné dimanche dernier un concert au Trianon, à Paris, pour accompagner la parution d’un nouvel album, qui s’appelle « Novum », et dont on entendra un extrait. Alors, on ne cesse de célébrer l’âge d’or du rock et ses titans, les Beatles, les Stones, Pink Floyd, Led Zeppelin, Queen, David Bowie. Et pas Procol Harum. Alors que, franchement, la qualité des albums publiés par ce groupe, entre 1967 et 1975, est exceptionnelle (...) Dans la première moitié des années 70, Procol Harum a été un groupe de premier plan, essentiel. On l’a assimilé, sans doute parce qu’il s’est produit, comme l’avaient fait des groupes comme The Nice, avec le pianiste Keith Emerson, ou Deep Purple, avec un orchestre symphonique, au courant de la musique dite progressive, un courant qui se voulait futuriste et ambitieux. Pour autant, Procol Harum était très proche de ses racines rhythm’n’blues et rock’n’roll, bien plus que des groupes de la période comme King Crimson, davantage orientés vers le jazz. Il y avait aussi du hard rock chez Procol Harum, et même un guitar hero, Robin Trower. Il  y avait aussi du blues, du gospel, de la musique liturgique, des rythmes tropicaux, des mélodies romantiques, du lyrisme, de tout, en somme. Procol Harum était un groupe comme les Beatles, capable d’aborder tous les genres en y imprimant sa marque personnelle. Non, je n’exagère pas. (...)"

Procol Harum : 

  • « A Whiter Shade of Pale - 50th Anniversary Stereo Version » single 
  • « Sunday Morning (edit) » single 
  • « Broken Barricades » extrait de l’album « Broken Barricades » (remasterisé) 
  • « A Salty Dog » extrait de l’album « A Salty Dog » (remasterisé)  
  • « Toujours l’amour » extrait de l’album « Grand Hotel » (remasterisé)  
  • « As Strong As Samson » extrait de l’album « Exotic Birds and Fruit » (remasterisé)  
  • « Barnyard Story » extrait de l’album « Home » (remasterisé) 
  • « Magdalene (My Regal Zonophone) » extrait de l’album « Shine On Brightly » (remasterisé)  
  • « The Devil Came from Kansas » extrait de l’album « A Salty Dog » (remasterisé)  
  • « Whaling Stories » extrait de l’album « Home » (remasterisé)
  • « A Rum Tale » extrait de l’album « Grand Hotel » (remasterisé) 

Vous l'avez presque entendu aujourd'hui : 

3'36

Procol Harum : « Pandora’s Box » extrait de l’album « Procol’s Ninth » (remasterisé)

Par Stéphane Ronxin

Procol Harum : « Pandora’s Box » extrait de l’album « Procol’s Ninth » (remasterisé)  

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