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Rebecca Lovell et Megan Lovell du groupe de rock américain Larkin Poe sur scène lors du Keeping the Blues Alive at Sea, le 16 août 2019.
Rebecca Lovell et Megan Lovell du groupe de rock américain Larkin Poe sur scène lors du Keeping the Blues Alive at Sea, le 16 août 2019. © Getty / Joby Sessions / Future Publishing

Un des secrets les mieux gardés du jeune rock américain traditionnel, c’est ainsi que je vois avais présenté, il y a deux ans, au printemps 2018, le groupe Larkin Poe. 

Un secret de moins en moins gardé, la réputation des deux sœurs Lovell, Megan et Rebecca, n’a cessé de croître depuis. Elles ont grandi à Calhoun, une petite ville située dans le nord-ouest de la Géorgie, en gros entre Atlanta et Nashville. Elles sont relativement jeunes, trente et un et vingt-neuf ans, et ce sont, dans leur style, des virtuoses. 

Megan est une spécialiste du Dobro, cette guitare à caisse en acier et résonateur, dont on joue en la posant à plat et en faisant glisser un tube de verre ou de métal sur le manche. Sa sœur cadette, Rebecca, elle, est guitariste et maîtrise aussi le banjo et la mandoline. Elles chantent toutes les deux comme des anges. 

Un des plus grands fans des sœurs Lovell et de Larkin Poe est Elvis Costello qui les a emmenées plusieurs fois en tournée avec lui, les invitant régulièrement le rejoindre sur scène. 

Un mot sur ce nom, Larkin Poe, oui, Poe, comme l’écrivain Edgar Poe. Un nom qui ne doit rien au hasard. Il se trouve qu’un lointain ancêtre de la famille, Lovell, à la réputation de voyou, avait épousé jadis la fille d’un homme qui s’appelait Larkin Poe, cousin germain d’Edgar Poe. Ce Larkin Poe aurait été tellement outré par ce qu’il considérait comme une mésalliance qu’il n’aurait, selon la légende, plus jamais adressé la parole à sa fille. Et ses lointaines descendantes, pas rancunières, ont décidé d’adopter son nom pour jouer du blues. 

Alors, ce n’est pas une critique, mais les compositions des sœurs Lovell sont d’un bon niveau, oui, mais, à de rares exceptions près, il leur manque ce petit plus qui fait qu’on se souvient, tout simplement, d’une chanson qu’on a entendue. 

Ce qu’elles font de mieux, ce sont des vidéos où elles se filment dans des chambres d’hôtel, salles de bain, cages d’escalier, en train de chanter des reprises de toutes sortes, ça va de Led Zeppelin aux Arctic Monkeys en passant par Tom Petty et Michael Jackson. Et, à chaque fois, c’est enthousiasmant, aussi frais qu’inattendu.

  • Larkin Poe : « Fly Away » single
  • Gwenifer Raymond : « Hell for Certain » single 
  • Sam Amidon : « Cuckoo » extrait de l’album « Sam Amidon » 
  • James Elkington : « Ever-Roving Eye » extrait de l’album « Ever-Roving Eye » 
  • Joan Shelley : « Coming Down for You - Live » extrait de l’album « Live at the Bomhard » 
  • Bonny Light Horseman : « Jane Jane » (featuring Eric D. Johnson, Josh Kaufman, Anaïs Mitchell) extrait de l’album « Bonny Light Horseman » 
  • Jason Isbell and the 400 Unit : « Only Children » extrait de l’album « Reunions » 
  • M. Ward : « For Heaven’s Sake » single 
  • Bill Frisell : « Where Do We Go? » extrait de l’album « Valentine » 
  • Lee Ritenour : « Dreamcatcher » single 
  • Ben Harper : « Paris » extrait de l’album « Winter Is for Lovers » 
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