Ce soir, Michka Assayas vous a concocté tout un programme musical pour vous mettre dans un état second, rien que par la voie des ondes.

DJ Koze, DJ et un producteur de musique, festival MS Dockville à Hambourg-Wilhelmsburg en 2013.
DJ Koze, DJ et un producteur de musique, festival MS Dockville à Hambourg-Wilhelmsburg en 2013. © Getty / JazzArchivHamburg / ullstein bild

« Pick Up », un titre de style très house, on se croirait une trentaine d’années en arrière mais non c’est tout récent. « Pick Up », un morceau qui a fait le tour du monde, était signé par une légende de la musique électronique, l’Allemand Stefan Kozalla, connu sous le nom de DJ Kotseu, ça s’écrit Koze. 

Alors j’ai appris des tas de choses que j’ignorais en préparant cette série d’émissions pour France Inter. En particulier que ce Koze, qui va avoir quarante-sept ans cette année, est une sorte de légende vivante de la musique électronique. Ne me demandez pas de définir son style, il n’en a pas de précis, et lui-même en serait bien incapable, d’ailleurs. En gros, c’est tout ce qui l’excite, le rend dingue, le fait entrer en transe ou le fait hurler de rire.

À Hambourg, où il s’est installé à vingt ans, en 1992, Koze a créé un groupe fusionnant punk hardcore et hip-hop, Fischmob, qui a eu pas mal de succès. Mais il s’est vite lassé d’une certaine facilité et son goût pour l’extrême et la provocation l’a rattrapé. Koze a créé parallèlement Adolf Noise, où il a créé des collages musicaux humoristiques et grinçants avec des voix prises à la radio et à la télévision. Il s’est ensuite ouvert à la house, au funk, au jazz, avec son groupe International Pony formé avec son camarade Carsten Meyer, surnommé Erobique, rencontrant le succès dans les années 2000. 

Depuis 2005, il a publié quatre albums sous le nom de DJ Koze, dont les deux derniers chez Pampa, la compagnie qu’il a créée avec son camarade ‘Maarcouss Fink. 

Que dire d’autre de lui ? D’une indépendance farouche, il refuse de participer aux réseaux sociaux, oh comme je le comprends, et, pour lui, la musique électronique doit rester, si j’ose dire, pas sympa et pas consensuelle, toujours un peu déstabilisante voire extrême.

  • DJ Koze : « Pick Up - Even Shorter Version » single 
  • John Tejada : « Unstable Condition » extrait de l’album « Parabolas » 
  • Buz Ludzha : « Positive Vibes » EP «  Basslines for Life » 
  • Mehmet Aslan : « Mechanical Turk (Courtesy of Karpov Not Kasparov) » EP « Mechanical Turk » 
  • Ross from Friends : « Wear Me Down » extrait de l’album « Family Portrait » 
  • Moby : « Like a Motherless Child » extrait de l’album « Everything Was Beautiful, and Nothing Hurt » 
  • Maribou State : « Kingdom (featuring North Downs) - Adesse Versions Remix » single 
  • Daniel Avery : « Diminuendo » EP « Diminuendo » 

Vous l'avez presque entendu hier :

Mercredi 16 janvier 2019, dans "Avec Rone, rêves électroniques chantés en 2019"

3 min

George FitzGerald : « Roll Back - Single Mix » (featuring Lil Silva) single

Par Stéphane Ronxin

George FitzGerald : « Roll Back - Single Mix » (featuring Lil Silva) single

L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.