Ce soir, Michka Assayas vous emmène dans une ultime exploration de la planète d’un, sinon du plus grand groupe anglais de tous les temps. Avec un passage par sa face cachée.

The Kinks, Dave Davies, Ray Davies, Peter Quaife et Mick Avory pendant le tournage d'une émission de télévision en 1968.
The Kinks, Dave Davies, Ray Davies, Peter Quaife et Mick Avory pendant le tournage d'une émission de télévision en 1968. © Getty / Hulton Archive

Vous êtes nombreuses, et nombreux, j’imagine, à avoir en tête l’immortel « You Really Got Me » et son riff de guitare inoubliable, au son grésillant et saturé. 

Un son né, soit dit en passant, à la suite d’un accident génial. En fait, le guitariste soliste Dave Davies, frère cadet de Ray, avait troué avec une aiguille à tricoter la membrane de son ampli de guitare, d’où ce son aussi crapoteux qu’irrésistible. Sans le vouloir, sans le savoir, les Kinks ont alors créé le prototype de la chanson punk, avec son solo de guitare bancal et calamiteux, proche de la catastrophe. 

Ce qui est sûr, en tout cas, c’est que cette chanson a ôté leurs complexes à une pléthore de guitaristes débutants et incompétents au cours des cinquante années qui ont suivi. 

Alors, oui, les Kinks, ont été ce groupe-là jusqu’en 1966, à peu près. Leur sauvagerie n’était pas que musicale d’ailleurs puisque, en 1965, sur une scène du pays de Galles, le batteur Mick Avory, qui avait bu plusieurs coups de trop, avait transformé un élément de sa batterie en arme et avait failli, je cite Ray Davies lui-même, démonter avec la tête de son frère Dave Davies, réputé pour ses provocations insupportables, cherchant pratiquement à le tuer. Ça a été le début d’une spirale catastrophique pour le groupe. 

Embarqués dans une tournée américaine, les Kinks se sont mis tous les organisateurs et médias à dos à cause de leurs comportements jugés violents, injurieux ou décadents. Jusqu’à occasionner pour eux une durable interdiction de tournée aux Etats-Unis, qui a longtemps été fatale à leur carrière internationale. En conséquence, les Kinks se sont repliés sur leur terre natale, l’Angleterre. Ils sont devenus ainsi le plus anglais des groupes anglais. Un peu à l’inverse, si vous voulez, des Rolling Stones, qui se sont, eux, de plus en plus américanisés. 

The Kinks : 

  • « Till the End of the Day - Mono Mix » extrait du coffret « Picture Book » 2’18’’
  • « Tired of Waiting for You » extrait du coffret « Picture Book » 2’29’’
  • « Set Me Free » extrait du coffret « Picture Book » 2’10’’
  • « Fancy - Mono Mix » extrait de l’album « Face to Face » 2’30’’
  • « Starstruck » extrait de l’album « The Kinks Are the Village Green Preservation Society » 2’22’’
  • « Two Sisters » extrait du coffret « Picture Book » 1’59’’
  • « David Watts » extrait du coffret « Picture Book » 
  • « Strangers » extrait de l’album « Lola Versus Powerman and the Moneygoround » 
  • « This Time Tomorrow » extrait de l’album « Lola Versus Powerman and the Moneygoround » 
  • « Sitting in My Hotel » extrait de l’album « Everybody’s in Show-Biz » 
  • « This Is Where I Belong - Mono Mix » extrait du coffret « Picture Book » 
  • « Some Mother’s Son » extrait du coffret « Picture Book » 
  • « God’s Children » extrait du coffret « Picture Book » 
  • « Celluloid Heroes » extrait du coffret « Picture Book » 
  • « Waterloo Sunset » extrait du coffret « Picture Book » 

Vous les avez presque entendus cette semaine 

Mardi 16 octobre : 

3 min

Kinks : « Strangers » extrait de l’album "Lola Versus Powerman and the Moneygoround, Part One"

Par Stéphane Ronxin

Kinks : « Strangers » extrait de l’album "Lola Versus Powerman and the Moneygoround, Part One" 

Mercredi 17 octobre : 

4 min

« Heart of Gold » extrait du coffret « Picture Book »

Par Stéphane Ronxin

« Heart of Gold » extrait du coffret « Picture Book » 

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