Ce soir, programme de Very Good Trip est assez baroque dans le bon sens du terme, et commence par un virtuose.

Portrait de Steven Wilson, multi-instrumentiste, chanteur, compositeur fondateur du groupe Porcupine Tree à Hemel Hempstead le 17 février 2015.
Portrait de Steven Wilson, multi-instrumentiste, chanteur, compositeur fondateur du groupe Porcupine Tree à Hemel Hempstead le 17 février 2015. © Getty / Will Ireland / Total Guitar Magazine / Future

Il y a du Bowie, du Prince, du Peter Gabriel aussi, dans ce qu’on vient d’entendre mais il s’agissait d’un tout nouveau titre signé Steven Wilson, « Eminent Sleaze », sacrée débauche, on pourrait dire. 

Steven Wilson est un musicien anglais d’une petite cinquantaine d’années qui n’a jamais bénéficié d’une large exposition médiatique, mais qui jouit d’une immense réputation, sinon d’un culte, auprès d’un vaste cercle de passionnés tout autour du monde, particulièrement en France. Un musicien sérieux, à, lunettes, à l’air sage, aux allures d’éternel étudiant, comme on dit mais animé d’une dévorante passion pour la musique de son enfance et même de sa petite enfance. 

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Il est né en 1967, alors vous faites le calcul, son enfance, c’est les années soixante-dix. Il avait huit ans quand est paru l’album Wish You Were Here de Pink Floyd, dix à la sortie de Heroes de Bowie, douze à celle d’un des derniers classiques de Frank Zappa, Sheik Yerbouti, un album assez pop mais très tordu, paru en 1979. 

Et quinze en 1982, à celle de l’album 1999 de Prince. Prince, dont Steven Wilson avait des posters dans sa chambre d’ado. 

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Et j’allais oublier dix-huit ans en 1985, quand est paru l’album Hounds of Love de Kate Bush, très audacieux pour la période, surtout de la part d’une pop star comme elle. 

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Voilà, avec tout ça, vous avez à peu près, ça donne une idée, certains des principaux maîtres de musique, il y a une maîtresse aussi, de Steven Wilson. Steven Wilson appartient à cette famille de musiciens qui, c’est lui qui le dit, ont toujours cherché dans ce qu’ils créaient, à rendre hommage à la musique des autres. 

Il a récemment donné une interview, pendant le confinement, en visio-conférence, assis sur son canapé et écrasé par un mur de CD. Ça en dit long. Comme il le dit à l’interviewer, tous les albums qu’il a enregistrés jusqu’ici ont été des hommages,  à la musique faite avant lui. Des hommages à la fois modestes et ambitieux, ça, c’est moi qui l’ajoute. Ce qu’on connaît le mieux de lui, surtout en France,  c’est le groupe Porcupine Tree, qui a fait revivre, pour les amateurs des années 2000, l’esprit de Pink Floyd, avec un côté metal en plus. On y reviendra largement demain dans le cadre d’un concert idéal consacré à Steven Wilson et Porcupine Tree. 

Mais en trente ans de carrière, il a fait bien plus que ranimer la flamme de ce courant historique né il y a environ un demi-siècle, qu’on a appelé, et qu’on appelle toujours, d’ailleurs, musique progressive, au sens anglais de cet adjectif, qui signifie en fait quelque chose comme futuriste, prospective. Une musique où, au fond, l’imagination était au pouvoir et qui a été parfois moquée, voire honnie, par une certaine critique pour ses excès de pompe naïve, bon il y en avait. 

En fait Steven Wilson est un amateur de musique extrêmement éclectique, capable d’apprécier Abba et même les Rubettes, il le revendique sans honte ni provocation, comme Donna Summer, et, en même temps, Joy Division, les Smiths et les Cocteau Twins. Comme je le comprends et même, comme je l’approuve ! 

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Son nouvel album, The Future Bites, l’avenir brûle, à peu près, à paraître dans une dizaine de jours, représente pour lui un pas en avant et même un saut dans l’inconnu.

  • Steven Wilson : « EMINENT SLEAZE » single 
  • Hilang Child : « Good to Be Young » extrait de l’album « Every Mover » 
  • Dean Blunt : « TRIDENT » extrait de l’album « Roaches 2012-2019 » 
  • Daniel O’Sullivan, Richard Youngs : « Don’t Hang with Angels » extrait de l’album « Twelve of Hearts » 
  • The Weather Station : « Atlantic » single 
  • Julien Baker : « Faith Healer » single 
  • Goat Girl : « The Crack » single 
  • Kiko Dinucci : « Veneno » (featuring Rodrigo Ogi) extrait de l’album « Rastilho » 
  • Cocanha : « Cotelon » extrait de l’album « Puput » 
  • Louis Philippe & the Night Mail : « Rio Grande » extrait de l’album « Thunderclouds » 
  • Bill Fay : « Salt of the Earth » extrait de l’album « Countless Branches » 
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