Le groupe culte des années 90, Smashing Pumpkins est bel et bien de retour avec un nouvel album, et pour fêter leur trentième anniversaire, une série de concerts un peu partout dans le monde. Bien sûr, Michka Assayas ne va pas rater cette occasion pour nous présenter Bill Corgan et sa bande.

The Smashing Pumpkins avec le chanteur et guitariste Billy Corgan, en concert à la Wembley Arena Londres, le 16 octobre 2018.
The Smashing Pumpkins avec le chanteur et guitariste Billy Corgan, en concert à la Wembley Arena Londres, le 16 octobre 2018. © Getty / Rob Ball / Wireimage

Si vous êtes connaisseur et que vous vous êtes demandé : qu’est-ce que ça ressemble aux Smashing Pumpkins ? Eh bien vous avez plus que raison. 

Parce que c’était eux et qu’il s’agissait d’un nouveau titre qui s’appelle « Silvery Sometimes », entre parenthèses Ghosts, qui figure dans un tout nouvel album de ce groupe de légende, oui, ce n’est pas exagéré de dire ça, qui se veut le premier volume d’une série qui s’appelle « Shiny and Oh So Bright ». On verra s’il y en aura d’autres. 

Alors, pour ceux, celles qui débarquent, je rappelle vite fait de quoi il s’agit. Au milieu des années quatre-vingt dix, dans le sillage de groupes américains comme Nirvana et Pearl Jam ont surgi un groupe de Chicago qui se faisait appeler, par dérision, et c’est resté, les Smashing Pumpkins, les citrouilles fracassantes. 

Alors, oui, il y avait chez eux quelque chose de propre au courant grunge : ce mélange de plainte et d’angoisse existentielle, porté par une énergie venue du metal comme du courant punk hardcore. Mais on décelait chez le guitariste et chanteur Billy Corgan et ses associés une autre dimension, au fond plus lyrique et mélodieuse, une sorte de romantisme inquiet puisé à la source de groupes comme Pink Floyd. Et, là était peut-être leur singularité, il y avait aussi chez eux cette froideur un peu mercuriale qu’on ressentait à l’écoute de certains groupes phares de l’après punk britannique, The Cure ou New Order, Bauhaus, aussi, qui étaient loin de toucher le grand public en ce temps-là aux États-Unis. 

En 1995, les Smashing Pumpkins ont publié un double album, Mellon Collie and the Infinite Sadness, dont l’ampleur, l’ambition et la diversité -certaines chansons étaient notamment ornées d’orchestrations symphoniques- et le succès, aussi, leur ont valu des comparaisons avec le Double album blanc des Beatles ou encore l’album The Wall de Pink Floyd. C’est un album qui a en plus suscité pas moins de quatre tubes internationaux, dont l’excellent « Nineeteen Seventy Nine », mille neuf cent soixante-dix neuf. 

Alors, on reviendra encore, certainement à la fin de la semaine, sur le parcours des Smashing Pumpkins, ce groupe qui, a égalité avec l’Anglais Radiohead, a marqué en profondeur la dernière décade du siècle dernier.

  • The Smashing Pumpkins : « Silvery Sometimes (Ghosts) » extrait de l’ album « Shiny and Oh So Bright, Vol. 1/ LP : No Past. No Future. No Sun » 
  • A Perfect Circle : « So Long, and Thnaks for All the Fish » extrait de l’ album « Eat the Elephant » 
  • Garbage : « Empty » extrait de l’ album « Strange Little Birds » 
  • The KVB : « On My Skin » extrait de l’ album « Only Now Forever » 
  • Piroshka : « Everlastingly Yours » single 
  • Jonathan Bree : « You’re So Cool » extrait de l’ album « Sleeepwalking » 
  • Editors : « Cold - UNKLE Remix (Edit) » single 
  • Interpol : « If You Really Love Nothing » extrait de l’ album « Marauder » 
  • The Soft Moon : « Young » extrait de l’ album « Criminal » 
  • John Grant : « Touch and Go » extrait de l’ album « Love Is Magic » 
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