Ce soir, c’est tenue bizarre exigée. Si, si, si, ... Puisque c'est Michka Assayas qui le dit. Alors allons-y !

Sparks, portrait de groupe avec Norman 'Dinky' Diamond, Ron Mael, Russ Mael, Ian Hampton, et Trevor White à Londres en 1974
Sparks, portrait de groupe avec Norman 'Dinky' Diamond, Ron Mael, Russ Mael, Ian Hampton, et Trevor White à Londres en 1974 © Getty / Michael Putland/Contributeur

"(...)Depuis la parution de leur premier album en 1971, les Sparks, en près d’un demi-siècle de carrière, je le rappelle, ont enregistré vingt-deux albums. Peut-être que parmi celles et ceux qui nous écoutent, il y en a qui les connaissent tous, ce n’est pas mon cas. En préparant cette émission, j’étais un peu comme un enfant devant la vitrine du pâtissier : je voulais tout, incapable de choisir. Encore quelque chose d’unique chez ce groupe : même quand c’est moins bon, moins réussi, c’est toujours intéressant. Parce que c’est toujours réalisé et chanté avec sincérité. Il y a des trucs sacrément bizarres dans la discographie des Sparks. Un exemple ? En 2009, ils ont publié un album qui s’appelle "The Seduction of Ingmar Bergman". Une espèce de long conte musical, avec des passages parlés, où Ron et Russell Mael se sont amusés à imaginer ce qui se serait passé si le grand cinéaste suédois Bergman avait cédé au charme de Hollywood et travaillé là-bas. Des idées baroques comme ça, ils en ont plein. D’ailleurs, à l’heure où je vous parle, ils ont mis en chantier une comédie musicale que devrait tourner le cinéaste français Leos Carax. Carax qui fait d’ailleurs une apparition vocale inattendue dans le dernier album des Sparks, « Hippopotamus », dans une chanson assez marrante qui s’appelle « When You’re a French Director », quand on est un cinéaste français. Alors, évidemment, c’est très rétro, c’est une valse avec un accordéon. Russell chante : « Quand on est un cinéaste français, on est aussi un auteur » et Carax, avec un fort accent français et ne voix de grenouille, répond : « Ça veut dire quoi, Eh bien chaque scène doit être obscure au possible » Et il ajoute « Et puis on sourit jamais, à quoi bon ? Et un César, on s’en fout, mais enfin, même si on l’admet pas, on serait content d’en avoir un sur l’étagère, là».(...)"

Sparks

  • « This Town Ain’t Big Enough for Both of Us » extrait de l’album « Plagiarism »
  • « Propaganda » extrait de l’album « Propaganda »
  • « Here Comes Bob » extrait de l’album « A Woofer in Tweeter’s Clothing »
  • « Never Turn Your Back on Mother Earth » album « Propaganda »
  • « The Rhythm Thief » ET « I Married Myself » extrait de l’album « Lil’ Beethoven »
  • « Armies of the Night (Change) » extrait de l’album « Music That You Can Dance to »
  • « Angst in My Pants » extrait de l’album « Plagiarism »
  • « Hear No Evil, See No Evil, Speak No Evil » extrait de l’album « Gratuitous Sax and Senseless Violins »
  • « Edith Piaf (Said It Better Than Me) » extrait de l’album « Hippopotamus »
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