Effectivement, le cœur de Michka Assayas et le vôtre aussi, balance, entre psychédélisme et électro-pop, mais pas besoin de choisir, de réfléchir, suffit d'écouter sans modération !

Le groupe Jack Ladder sur scène le 19 mars 2015 à Austin, Texas.
Le groupe Jack Ladder sur scène le 19 mars 2015 à Austin, Texas. © AFP / ROBIN MARCHANT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

Inconnu en France, l’Australien Jack Ladder ne devrait pas le rester longtemps

Le nouvel album qu’il vient d’enregistrer, accompagné de son groupe les Dreamlanders, « Blue Poles », rencontre un écho international, et c’est bien la première fois depuis ses débuts à Sydney, il y a près de quinze ans. 

Chez lui, en Australie, on l’a beaucoup comparé à Nick Cave : même voix de baryton, même goût pour les ballades, même humour noir et grinçant, pince sans-rire. Ça l’a d’ailleurs pas mal énervé à ses débuts et puis il s’y est fait. 

Sa chanson que l'on vient d’entendre, « Susan », est romantique mais d’une façon tragique : elle évoque le destin d’une femme d’un certain âge, Susan, qui, à la suite d’un accident de voiture, devient paraplégique. Après quoi son mari meurt. La nuit, au cours d’un rêve, elle le voit en train de danser. Il lui parle et l’invite à avaler tous ses médicaments pour qu’elle puisse le retrouver au ciel et danser avec lui au ciel jusqu’à la fin des temps. Tout ça chanté d’une belle voix de crooner, sombre et veloutée, par ce Jack Ladder, de son vrai nom Tim Rogers, un type à l’air à la fois lugubre et moqueur, à l’allure artistement dépenaillée, qui a quitté depuis plusieurs années Sydney pour vivre dans les très belles montagnes bleues qui entourent la ville. A suivre donc... 

Pour écouter, réécouter Very Good Trip, cliquez ici. 

L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.