Ce soir, en l’espace d’une heure, Very Good Trip va tenter d’échapper à la loi de la pesanteur et de l’attraction terrestre.

Vincent Neff, chanteur et guitariste du groupe Django Django sur scène lors d'un concert au Festsaal Kreuzberg le 17 mars 2018 à Berlin, Allemagne.
Vincent Neff, chanteur et guitariste du groupe Django Django sur scène lors d'un concert au Festsaal Kreuzberg le 17 mars 2018 à Berlin, Allemagne. © Getty / Jana Legler / Redferns

Django Django est un groupe qui a des liens étroits avec la France, dont témoigne par exemple la participation de Charlotte Gainsbourg à une chanson du nouvel album. Certes, Django Django est né à Londres il y a plus de dix ans, déjà, une bande de jeunes étudiants en art écossais qui s’étaient liés d’amitié à l’université d’Edimbourg. 

C’est la compagnie française Because qui, séduite par leur fraîcheur et leur originalité, les a pris sous son aile. Django Django a séduit les amateurs dans le monde entier, particulièrement en France, grâce à un premier album, paru en 2012. Ils n’étaient pas des gamins : le chanteur travaillait dans un cabinet d’architectes et Tommy, le joueur de synthétiseur, dans une boîte de design.  

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Ils ont commencé à bricoler leur musique dans un squat de l’est londonien, où il leur a fallu compenser leur manque de moyens par une imagination débordante. Pour créer des boucles sonores, ils avaient par exemple placé des bouts de scotch sur des vinyles, afin que l’aiguille retourne en arrière et répète la même courte séquence. Ils avaient aussi utilisé des bouteilles et de vieux annuaires téléphoniques en guise de percussions. 

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Voici ce que disait David Maclean en 2018 : 

J’ai été DJ. J’ai vu la piste se vider quand je passais des trucs modernes avec des sons de batterie prétendument parfaits et super-compressés. Mais quand je mettais de vieux trucs enregistrés avec une caisse claire fêlée et quelques pauvres micros, les gens dansaient. » 

Et il cite un excellent exemple : 

Barbara Ann des Beach Boys est un enregistrement pourri. Et pourtant ça a été leur plus gros tube. Tous les disques que j’aime, que ce soit ceux de Bo Diddley ou de Can, sont sans maquillage et comportent des défauts. Une fois qu’on a compris ça, c’est une délivrance ». 

Bien sûr, Django Django dispose d’un studio bien mieux équipé qu’à ses débuts, un entrepôt situé au cœur de Londres, à Tottenham, et qui appartient aux musiciens, qui vivent aujourd’hui loin les uns des autres, c’est fréquent pour beaucoup de groupes, aux quatre coins du Royaume Uni. 

En tout cas, ils ont conservé l’esprit expérimental de leurs débuts. Par exemple, c’est peu courant dans un studio d’enregistrement, même s’il y a d’autres exemples, leurs locaux abritent une importante collection de vinyles, qui va du classique au dubstep. Ce qui explique que, grâce à une utilisation très libre et éclectique des samples, échantillons sonores si vous préférez, la musique de Django Django défie toute description. Elle est capable d’intégrer des éléments de rockabilly, de techno, de jazz-rock, pop des années 80 et j’en oublie. 

Cela dit, leur marque de fabrique, ce sont ces belles harmonies vocales, qui semblent flotter en nappes, par-dessus leurs chansons, et qui donnent ce côté cosmique. Pour citer à nouveau Maclean : 

On a grandi en écoutant les Beatles et Pink Floyd, et cette idée de fuir dans un autre monde est pour nous naturelle, c’est notre côté psychédélique ».

  • Django Django : « Free from Gravity » extrait de l’album « Glowing in the Dark » 
  • Ben Howard : « What a Day - Edit » single 
  • José González : « El Invento » single 
  • Rostam : « These Kids We Know » single 
  • Fenne Lily : « Berlin » extrait de l’album « BREACH » 
  • Westerman : « The Line » extrait de l’album « Your Hero Is Not Dead » 
  • Aaron Lee Tasjan : « Another Lonely Day » extrait de l’album « Tasjan ! Tasjan ! Tasjan ! » 
  • AJIMAL : « Above All Else, Be Kind » extrait de l’album « As It Grows Dark/ Light »  
  • Douglas Dare : « Heartstrings (featuring Peter Broderick) » single 
  • Damien Jurado : « Alice Hyatt » extrait de l’album « What’s New, Tomboy ? » 
  • The Apartments : « Pocketful of Sunshine » extrait de l’album « In and Out of the Light » 
  • Robert Forster : « The Land That Time Forgot - 2020 Remaster » extrait de l’album « Danger in the Past (Bonus Tracks - 2020 Remaster) » 
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